
par Lacey Pfalz
Dernière mise à jour: 11:05 AM ET, Mon July 21, 2025
À compter du 21 juillet, les croisiéristes se rendant dans les îles grecques devront payer une nouvelle taxe pour soutenir le tourisme durable, pouvant aller jusqu’à 30 $ par personne, selon la destination.
Annoncée l’an dernier, cette taxe est maintenant en vigueur dans tout l’archipel grec, notamment à Mykonos et Santorini. Les partisans de la loi estiment qu’elle aidera les destinations les plus fréquentées à faire face à l’afflux de visiteurs et à entretenir leurs infrastructures.
Selon Euronews, la taxe variera entre 7,50 $ et 30 $, selon l’île visitée. Mykonos et Santorini, les plus populaires, imposent les montants les plus élevés. La taxe sera appliquée durant la haute saison, du 1er juin au 30 septembre.
En basse saison — en octobre et du 1er avril au 31 mai — les croisiéristes devront payer 18 $ pour Mykonos et Santorini, et 4,50 $ pour les autres îles. Durant l’hiver, du 1er novembre au 31 mars, la taxe tombe à 6 $ et 1,50 $ respectivement.
Le World Tourism Forum rappelle que les îles peinent à faire face aux effets du surtourisme — pénuries d’eau, surpopulation, dégradation environnementale — et que les quelque 45 millions $ attendus annuellement pourraient grandement aider à améliorer les infrastructures, développer des modèles de tourisme durable, moderniser les ports et protéger le patrimoine naturel et historique.
On espère aussi inciter les visiteurs à venir hors saison, pour répartir la pression sur l’année entière.
Comment la taxe fonctionnera-t-elle?
Les ressortissants grecs, les enfants et les bébés devront aussi payer la taxe; aucune exemption n’est prévue.
Les compagnies de croisière, grandes et petites, expliquent maintenant la procédure sur leurs sites. MSC Croisières, par exemple, indique que la taxe sera facturée au compte à bord la veille de chaque escale grecque. Si un passager décide de ne pas descendre du navire, le montant sera remboursé dans les 24 heures.
La compagnie Celestyal demande à ses passagers de reconnaître la taxe dès l’embarquement.
Pourquoi une telle taxe?
Des taxes liées à la durabilité, appliquées aux hébergements comme aux croisières, deviennent de plus en plus courantes dans les destinations confrontées au surtourisme — comme la taxe d’entrée à Venise ou la Green Fee d’Hawaï.
Même si elles permettent de financer des projets touristiques trop peu soutenus, le World Travel & Tourism Council rappelle dans un récent rapport que ces taxes n’offrent pas de solution durable au problème de la surpopulation touristique.
Certaines villes portuaires comme Nice, Amsterdam, Dubrovnik ou Barcelone ont préféré limiter la taille des navires pour éviter les foules massives.
Réduire le surtourisme pour que les résidents comme les voyageurs y trouvent leur compte reste un défi complexe, qui exige une réponse propre à chaque destination.
Sujets de cet article à explorer