Lors du récent sommet « New Destinations » organisé par le journal états-unien Newsweek à Londres, le Dr Aaron Salā, PDG autochtone du Hawai‘i Visitors and Convention Bureau, a plaidé pour un tourisme authentique et durable, tout en dénonçant la pratique de l’écoblanchiment, à laquelle son État s’oppose fermement.
L’écoblanchiment désigne la tendance à exagérer les bienfaits environnementaux d’un produit ou d’une pratique, un phénomène qui mine le secteur touristique depuis des décennies.
« Hawaï dispose d’une loi sur le tourisme régénérateur, qui affirme que le tourisme chez nous doit être, par nature, régénérateur », a déclaré Salā. « Cette loi, toutefois, ne définit pas ce qu’est “régénérateur”. Nous avons donc la responsabilité d’interpréter cette notion complexe et changeante. Ce que Hawaï cherche à éviter, c’est l’écoblanchiment. »
S’exprimant à partir de son ancrage culturel autochtone et insulaire, Salā a insisté sur la nécessité de considérer l’ensemble de l’écosystème du voyage.
« Ce n’est pas une chose isolée : ce n’est pas seulement les bagages, ni seulement l’enregistrement. Il s’agit de la façon dont tous les éléments interagissent », a-t-il affirmé. « Et cet écosystème doit être régénérateur – enraciné dans une généalogie, conscient des épreuves du passé, et capable d’améliorer ce passé grâce aux technologies d’aujourd’hui. Le régénératif, pour nous, doit faire partie intégrante du fonctionnement même de cette industrie. Il ne suffit pas qu’il ait des effets positifs pour les visiteurs – il faut qu’il produise aussi des effets durables pour l’environnement et pour la communauté sur laquelle repose tout le secteur. »
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