
par Natasha Lair
Dernière mise à jour: 3:45 PM ET, Fri June 12, 2026
Un résident d'Ontario invite les voyageurs à lire attentivement les petits caractères de leur police d'assurance voyage, après s'être retrouvé avec une facture médicale de 147 502 $ après une urgence médicale au Mexique, malgré l'achat d'une assurance voyage avant son départ.
Selon un reportage de CTV News, Bahoz Ali, résident d'Oshawa, s'est rendu à Cancún en avril 2024 après avoir souscrit une police d'assurance Global Youth tout inclus.
Ali a raconté à CTV News avoir consulté une clinique sans rendez-vous environ une semaine avant son départ, après avoir ressenti des symptômes grippaux. « Je suis allé voir un médecin, qui a confirmé qu'il s'agissait d'une maladie banale et que je pouvais partir en voyage sans problème », a déclaré Ali.
Or, deux jours après le début de ses vacances, Ali est tombé gravement malade. Il a subi plusieurs convulsions, a été hospitalisé au Mexique et a finalement plongé dans un coma.
« À ce moment-là, mon cerveau s'éteint, et je ne me souviens de presque rien par la suite », a confié Ali à CTV News.
Ali est resté hospitalisé au Mexique pendant huit jours avant d'être rapatrié au Canada par avion-ambulance, où il a continué à recevoir des soins. Au départ, ses frais médicaux semblaient couverts.
Mais un an plus tard, Ali a appris que sa réclamation avait été refusée et qu'il devrait remboursser 147 502 $ en frais médicaux.
La clause d'affection préexistante au cœur du litige
Selon CTV News, Manulife a déterminé que la visite d'Ali à une clinique sans rendez-vous avant son départ le faisait tomber sous le coup de la période de stabilité de 90 jours exigée par la police.
Dans une déclaration fournie à CTV News, Manulife a indiqué : « Manulife peut confirmer que les dossiers médicaux indiquent qu'avant son voyage, M. Ali présentait des symptômes et avait consulté un médecin pour une affection préexistante. Selon la police, cette affection se situait dans la période de stabilité de trois mois précédant le départ. Puisque l'affection était connue au moment du voyage en raison des soins médicaux antérieurs, cela a eu une incidence sur la couverture offerte. »
L'assureur a ajouté : « Cette situation rappelle l'importance de bien comprendre sa couverture d'assurance voyage, car les polices comportent des modalités, des conditions et des exclusions précises. Manulife encourage les voyageurs à examiner attentivement leur police et à communiquer toute information médicale pertinente à l'avance, y compris tout changement survenu depuis l'achat. Nos équipes de soutien sont également disponibles pour répondre aux questions et aider les titulaires de police à bien comprendre leur couverture. »
Selon le reportage, la réclamation a été jugée inadmissible, laissant Ali responsable du remboursement de la totalité du montant payé en son nom.
Un expert de l'industrie qualifie le cas de « vraiment triste »
Martin Firestone, président de Travel Secure Inc., a déclaré à CTV News que ce cas met en lumière l'une des difficultés les plus fréquentes auxquelles font face les voyageurs lors d'une réclamation d'assurance.
« C'est vraiment triste, parce que c'est beaucoup d'argent », a dit Firestone.
La famille a fait appel deux fois sans succès. Selon Firestone, des médecins au Canada ont indiqué que les convulsions d'Ali n'étaient pas liées aux symptômes grippaux qu'il avait ressentis avant son départ.
« Les médecins ici disent que ça n'avait rien à voir avec la grippe ou les symptômes qu'il avait, mais la compagnie d'assurance affirme croire qu'il existe un lien entre les deux. C'est là le problème », a expliqué Firestone à CTV News.
Une mise en garde pour les voyageurs
Ce cas rappelle un autre litige d'assurance voyage rapporté par TravelPulse Canada l'an dernier. En septembre 2025, une femme de la Colombie-Britannique s'était retrouvée avec une facture d'hôpital de 89 400 $ après que son assureur eut refusé sa réclamation après une urgence médicale lors d'un voyage en Floride. Dans ce cas, l'assureur avait invoqué une clause de stabilité de 90 jours, soutenant que des symptômes ressentis avant le départ signifiaient que son état n'était pas considéré comme stable selon les termes de la police.
Pour les conseillers en voyages, ce cas rappelle l'importance d'encourager les clients à déclarer tout changement médical récent, à examiner attentivement le libellé de leur police et à communiquer directement avec leur assureur en cas de doute avant le départ. Une mauvaise compréhension du libellé d'une police peut entraîner des conséquences financières importantes.
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