Le conflit qui clouait au sol les avions de WestJet depuis dimanche est réglé, du moins provisoirement. La compagnie et le Syndicat canadien de la fonction publique se sont entendus sur les grandes lignes d'une nouvelle convention collective tôt lundi matin, au terme d'un week-end où des centaines de vols ont été annulés et où des milliers de voyageurs sont restés en plan, rapporte La Presse canadienne.
Le litige portait avant tout sur la paie : les taux de rémunération, mais aussi le temps travaillé au sol, avant et après les vols, que les 4 400 agents de bord estimaient mal compensé.
L'offre retenue leur accorde 13 % de plus dès octobre, puis 2,5 % par année pendant trois ans, selon ce qu'a fait savoir WestJet par communiqué. Le transporteur y greffe une prime de service qui vaut l'équivalent d'une autre hausse de 12 %, sa façon de répondre aux doléances sur le travail non payé. Le règlement comprend en outre une paie rétroactive au début de l'année, 13 % de plus en indemnités de repas et une enveloppe santé bonifiée.
Reste l'étape du vote : le syndicat consultera ses membres, sans avoir dit quand.
Les passagers, eux, ont intérêt à surveiller le site du transporteur avant de partir pour l'aéroport, la reprise complète du service pouvant s'étirer sur plusieurs jours.
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