Les 4 400 agents de bord de WestJet sont en grève depuis dimanche matin, interrompant les vols du transporteur en pleine longue fin de semaine. Près de 500 vols prévus dimanche ont été annulés selon FlightAware, dont neuf départs et neuf arrivées à Montréal-Trudeau, rapportent Le Devoir et La Presse d'après La Presse canadienne.
Les salaires et la rémunération du travail au sol demeurent les points d'achoppement, la même question qui avait déclenché il y a moins d'un an l'arrêt de travail chez Air Canada.
« Nous sommes déçus d'en être arrivés là », a déclaré le chef de la direction du groupe WestJet, Alexis von Hoensbroech, qui dit avoir déposé « une proposition qui aurait établi une nouvelle norme pour le personnel de cabine au Canada ». La présidente de la section locale 8125 du SCFP, Alia Hussain, juge l'offre insuffisante : « Nous sommes en grève parce que nous sommes convaincus de mériter mieux. » Elle souhaite qu'Ottawa n'intervienne pas et laisse le processus suivre son cours.
WestJet a rendu publics les détails de sa dernière proposition : hausse salariale de 13 % en octobre, rétroactive au 1er janvier, prime de service de 12 %, indemnités journalières en hausse de 13 % et 17 semaines de plus au congé de maternité post-partum. Le système actuel de rémunération par « heure de crédit » varie de 28,88 $ à 53,61 $ l'heure, soit de 27 700 $ à 51 500 $ par année à temps plein.
Reste à voir comment réagira le gouvernement Carney. En août dernier, la ministre de l'Emploi, Patty Hajdu, avait ordonné le retour au travail des grévistes d'Air Canada; le syndicat avait défié l'injonction. Dimanche, elle s'est dite déçue sans préciser si Ottawa comptait intervenir.
Même bref, l'arrêt coûtera des millions à WestJet, qui assure plus de 600 vols par jour. Les passagers touchés seront remboursés ou réacheminés.
Sujets de cet article à explorer