
par Mia Taylor
Dernière mise à jour: 9:55 AM ET, Wed July 29, 2026
Des centaines de Boeing 737 MAX pourraient voler avec des sièges mal installés, un défaut de fabrication qui touche potentiellement des appareils partout dans le monde.
L'agence états-unienne de l'aviation civile, la Federal Aviation Administration (FAA), a proposé lundi une directive de navigabilité obligeant les transporteurs à vérifier ces sièges. Mal fixés à leurs rails, ils pourraient se désengager en cas de surcharge, de turbulences ou d'atterrissage d'urgence, blesser des passagers ou des membres d'équipage et bloquer l'allée en gênant l'évacuation.
Le défaut remonte à la chaîne de montage : selon la FAA, des goupilles de verrouillage n'ont pas été correctement abaissées ni engagées dans les rails. N'importe quel 737 MAX 8, 9 ou 8200 assemblé pendant la période en cause peut donc être concerné, où qu'il soit immatriculé. Boeing avait d'ailleurs signalé le problème à ses clients dès décembre 2025.
Or, la FAA n'a autorité que sur les appareils immatriculés aux États-Unis, et sa directive ne vise que ceux-là : environ 453 avions. Les quelque 1 850 autres 737 MAX en service dans le monde échappent à son ordre. Dans les faits, les autorités étrangères reprennent souvent les directives américaines lorsqu'elles s'appliquent à des appareils de leur registre, mais aucune ne l'a fait jusqu'ici pour ce défaut. Il reviendra à chacune, dont Transports Canada, de décider si elle impose les mêmes vérifications à ses propres exploitants.
Il s'agit par ailleurs d'un projet de directive, ouvert aux commentaires jusqu'au 10 septembre, et non d'un ordre définitif. S'il est adopté, les inspections deviendront obligatoires pour les transporteurs américains visés.
La réparation pourrait coûter des millions
Les Boeing 737 MAX touchés peuvent compter jusqu'à 69 ensembles de sièges montés sur rails. On estime qu'il faudrait environ une heure pour inspecter ces sièges, puis une autre heure par siège pour corriger le montage. Aucune nouvelle pièce ne serait nécessaire.
Pour accélérer les choses, les transporteurs pourront faire inspecter les sièges par plusieurs employés à la fois. Le projet de directive ne fixe toutefois aucun échéancier précis pour régler le problème. La correction pourrait coûter jusqu'à 3,6 millions de dollars aux exploitants, selon le document.
Ce n'est pas le premier ennui des Boeing 737 MAX cet été. En juin, la FAA avait émis une directive concernant le risque de surchauffe de la cabine de l'appareil.
Édition : Bert Archer
Sujets de cet article à explorer