Les restrictions en matière de santé et de voyage pour le Canada doivent rester en place encore un peu plus longtemps, a indiqué le premier ministre du Canada, Justin Trudeau. Toutefois, il estime qu'il y a de bonnes raisons d'être optimiste.
«Il y a de l'espoir» pour un «été légèrement meilleur», a déclaré M. Trudeau en anglais au cours d'une conférence de presse tenue mardi.
Le chef du Parti libéral a déclaré que les restrictions devaient rester en place jusqu'à ce qu'au moins 75% de la population ait reçu sa première dose du vaccin et que la transmission dans la communauté soit mieux contrôlée grâce au traçage, au dépistage et à la réduction de la propagation du COVID-19.
Selon les données fédérales, 40% de la population adulte a déjà reçu une dose, a indiqué CBC.
«Nous savons tous qu'à certains endroits, les cas sont vraiment élevés, a déclaré Justin Trudeau. Nous ne pouvons pas alléger les restrictions de santé publique tant que les cas n'ont pas diminué. Nous voulons tous passer un été où nous pouvons voir nos proches et inviter nos amis à des barbecues.»
«Nous pouvons avoir cet été. C'est ce qui m'enthousiasme.»
L'administratrice en chef de la santé publique, la Dre Theresa Tam, a déclaré que le nombre de cas «diminuait lentement» dans tout le pays, mais que la troisième vague était toujours en plein essor dans plusieurs régions du Canada.
Fermée jusqu'à la fin septembre?
La frontière canado-américaine est fermée jusqu'au 21 mai 2021, mais il est pratiquement certain qu'elle le demeurera au-delà de cette date. Il en va de même pour le controversé programme de quarantaine de trois jours à l'hôtel qui risque d'être prolongé.
Selon l'ancien premier ministre du Québec Jean Charest, la frontière canado-américaine pourrait être fermée jusqu'à la fin du mois de septembre, voire octobre, en raison de la pandémie.
Dans un article publié par TVA Nouvelles, celui qui est aussi consultant dans un groupe de réflexion sur le sujet a mis de l'avant quatre conditions pour que la frontière rouvre à l'automne : la vaccination de masse, la réduction du nombre d'infections, la baisse des hospitalisations et la réduction du nombre de personnes aux soins intensifs.
«Se rendre à 70%, honnêtement, ça va être très difficile pour n'importe quel pays. Mais s'il y a un niveau de vaccination très élevé, incluant les populations vulnérables, ça, c'est un critère», a indiqué M. Charest.
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