Air Canada a annoncé qu'il n'avait d'autre choix que de réduire son nombre de vols offerts en juillet et août. La reprise étant trop soudaine et la pénurie de main d'oeuvre, trop importante.
«Pour atteindre le degré de stabilité opérationnelle nécessaire, nous devons, à contrecœur, pratiquer des réductions substantielles de notre horaire en juillet et en août, afin de diminuer les volumes et les flux de passagers à un niveau que nous croyons viable pour le système de transport aérien», peut-on lire dans le message signé par le président et chef de la direction d'Air Canada, Michael Rousseau.
Aucun détail n'a été fourni dans l'immédiat quant au nombre de vols qui pourraient être annulés dans les prochaines semaines.
Le dirigeant a reconnu qu'Air Canada a été dépassée par la vigueur de la reprise du trafic aérien, après plus de deux ans de pandémie.
«En dépit d'une planification détaillée et rigoureuse, les embauches les plus massives et les plus rapides de notre histoire et des investissements dans les appareils et l'équipement, nous devons nous rendre à l'évidence que les défis complexes et inévitables de l'industrie ont également perturbé les activités d'Air Canada», a fait valoir M. Rousseau en présentant «[ses] plus sincères excuses à nos clients et à nos employés».
Finalement, au lendemain de cette annonce, la compagnie aérienne WestJet a suivi le pas en annonçant une réduction de ses vols cet été, en raison d'une reprise rapide des voyages et d'une importante pénurie de main-d'œuvre qui paralysent les aéroports du pays.
«Nous planifions offrir en juillet 2022 une capacité de transport 21 % inférieure à ce qu'elle était en juillet 2019», a indiqué le deuxième transporteur du pays, dans un communiqué.
La saison estivale sera réduite à «environ 530 vols par jour», contre «plus de 700» il y a trois ans.
WestJet se défend d'avoir pris des mesures en amont pour anticiper la reprise soudaine et rapide des voyages, notamment en embauchant plus de 1000 employés. «L'embauche de personnel se poursuit dans de multiples départements», a expliqué la compagnie aérienne.
Les deux transporteurs sont victimes des pénuries de main-d'oeuvre et d'une reprise fulgurante du voyage pour laquelle, visiblement, personne n'était 100% prêt dans l'industrie.
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