La période de rodage du système d'entrée-sortie européen est terminée — et maintenant?

Image: Francfort : 120 minutes d'attente moyenne en juillet, contre 60 minutes au même mois l'an dernier (Photo Credit: Adobe Stock / tanaonte)
Image: Francfort : 120 minutes d'attente moyenne en juillet, contre 60 minutes au même mois l'an dernier (Photo Credit: Adobe Stock / tanaonte)
Eraine Wessler
par Eraine Wessler
Dernière mise à jour: 11:40 AM ET, Tue September 8, 2026
Bert Archer
traduit par Bert Archer

L'EES, le nouveau système d'entrée-sortie automatisé de l'Union européenne, a accumulé les ratés cet été.

En service partout dans l'espace Schengen depuis le début de 2026, il troque le tampon dans le passeport contre la biométrie: on scanne le visage, on relève les empreintes. Quand les files s'étiraient à Amsterdam, à Rome ou à Paris, les autorités frontalières pouvaient suspendre le traitement le temps de résorber le bouchon.

Ce droit vient de tomber. Les règles de mise en œuvre le limitaient au 6 septembre, cinq mois environ après le début du déploiement par étapes.

L'industrie en réclame le prolongement.

« L'été a montré où le bât blesse », a écrit Thomas Reynaert, premier vice-président des affaires externes de l'IATA, sur LinkedIn. « Y remédier, ça veut dire prolonger la suspension partielle pendant l'hiver, accélérer la préinscription, investir dans les installations et le personnel, et rapprocher les autorités et l'industrie. »

L'IATA calcule qu'un contrôle de passeport de 20 à 25 secondes peut maintenant en prendre 90. L'addition grimpe vite quand plusieurs gros vols internationaux se posent coup sur coup.

Les attentes se sont allongées cet été dans plusieurs grandes plaques tournantes européennes, rapportent divers médias.

Francfort : 120 minutes d'attente moyenne en juillet, contre 60 minutes au même mois l'an dernier.

Munich : 60 minutes, contre 31 minutes l'année précédente.

Schiphol, à Amsterdam : jusqu'à 120 minutes au pire de la journée, contre 80 minutes.

Les transporteurs montent au front eux aussi.

« L'UE a géré l'EES en dépit du bon sens du début à la fin », a lancé Neal McMahon, chef de l'exploitation chez Ryanair. « Transporteurs, aéroports et autorités frontalières ont averti Bruxelles je ne sais combien de fois: le déploiement n'était pas prêt, il allait ralentir le traitement et faire exploser les files. Personne n'a écouté, et ce sont les citoyens européens qui écopent. Les passagers n'ont pas à payer pour un déploiement raté. Ryanair demande à la Commission européenne de prolonger la dérogation d'urgence, jusqu'en avril 2027 au moins. »

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