
par Eric Bowman
Dernière mise à jour: 1:45 PM ET, Thu October 23, 2025
Dans une volonté d’augmenter l’espace et, potentiellement, de réduire les tarifs, la compagnie aérienne canadienne WestJet s’apprête à lancer de nouveaux sièges économiques dotés d’un dossier à « inclinaison fixe ».
Monter dans un avion en sachant qu’on ne pourra pas incliner son siège me semble désolant — et pourtant, je fais partie de l’équipe anti-inclinaison.
Après avoir pris près de quarante vols cette année, je n’ai encore jamais incliné mon siège. Cela dit, j’aime savoir que j’en ai la possibilité. Si le passager devant moi incline le sien, je me dis simplement que cela fait partie du voyage en avion. Les passagers méritent d’avoir le choix.
L’inclinaison des sièges divise depuis longtemps les voyageurs. Elle a parfois provoqué des accrochages à bord, mais cela relève surtout du comportement d’adultes immatures et peu courtois, plus que du siège lui-même.
Certes, les sièges de la classe économique pourraient être plus confortables, mais il est illusoire de croire que les compagnies aériennes modifieront leur conception au nom du confort véritable. Offrir davantage d’espace et répondre aux attentes des passagers signifierait réduire le nombre de sièges.
Voyez-vous les compagnies aériennes supprimer des sièges ? Peu probable.
Un siège à inclinaison fixe ne rime pas non plus avec confort. Ce type de siège peut convenir à certains, être insupportable pour d’autres : tout dépend de la taille et de la morphologie du passager.
D’autres compagnies suivront-elles ? Espérons que non : c’est à mes yeux une mesure strictement budgétaire.
Ces sièges coûtent moins cher à produire et à entretenir : moins de pièces, donc moins de risques de bris.
Mais c’est le consommateur qui en fait les frais.
Nous devrions avoir le choix.
Rédigé par Bert Archer
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