Une crue subite a frappé mercredi trois districts du Népal, faisant au moins 157 morts et laissant des centaines de ressortissants étrangers portés disparus, dont des touristes. Une avalanche survenue en territoire chinois avait déclenché, sans aucun signe avant-coureur, un mur d'eau qui a déferlé sur la rivière Bhotekoshi, dans l'une des pires catastrophes qu'ait connues le pays depuis des décennies.
L'inondation a d'abord frappé Timure, près de la frontière chinoise, avant de dévaler la vallée vers Syaphrubesi et au-delà, engloutissant maisons, ponts et routes sur son passage. « C'était la crue, qui montait comme une vague de près de 100 mètres de haut », a raconté au Kathmandu Post Rajendra Dhungana, responsable des douanes à Rasuwa. « En quelques instants, le marché avait disparu. »
Le district de Rasuwa se trouve à une centaine de kilomètres au nord de Katmandou, dans la région du Langtang — le troisième circuit de trek le plus populaire du pays, après ceux de l'Everest et de l'Annapurna. Le camp de base de l'Everest, à environ 160 km à l'est-nord-est de Katmandou, dans le district du Solukhumbu, se trouve dans une tout autre région, accessible uniquement par avion jusqu'à Lukla puis plusieurs jours de marche — sans lien routier ni géographique avec la zone touchée par la crue.
Le décompte des personnes portées disparues varie selon les sources et continue d'évoluer : le Bureau du premier ministre du Népal évaluait leur nombre à 391 en fin de journée mercredi, tandis que l'Office du tourisme du pays chiffrait à 291 le nombre de touristes étrangers spécifiquement injoignables. Des experts attribuent la catastrophe à une avalanche ayant bloqué un affluent en amont, en territoire tibétain — un problème récurrent que le Népal et la Chine se sont entendus, mercredi, à mieux communiquer à l'avenir.
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