5Continents est en affaires “officiellement” depuis 2017, mais, selon son président-fondateur, David Boigne, “l’histoire de l’entreprise a commencé bien avant cela.”
Nous nous sommes entretenus avec celui qui a fondé 5Continents, qui se veut un guichet unique pour les agents de voyage qui désirent bâtir un itinéraire vacances tant pour les groupes que les voyageurs indépendants en misant sur les relations humaines et l’expérience de son équipe.
«Quand je suis arrivé au Québec en 1994, j’ai travaillé pour un réceptif pendant 10 ans sous l’aile bienveillante de Marie Côté et ensuite j’ai été directeur général d’un voyagiste spécialisé qui appartenait au groupe Intair. José Leroux m’a permis de devenir actionnaire dans le groupe Inter. La compagnie a alors été vendue à Thomas Cook puis à Travelbrands et je suis demeuré vice-président des marques spécialisées pendant plusieurs années. En 2017, j’ai finalement décidé de bâtir une nouvelle entreprise qui correspond à ma vision».
David se souvient du vent de solidarité de l’industrie lorsqu’il a annoncé son départ, qui, en fait, était un nouveau départ. «Quand j’ai annoncé aux clients et aux fournisseurs que je partais, ils m’ont dit non non, on a des projets dans les prochaines années, tu dois être là pour nous aider. J’ai donc créé quelque chose pour être plus proche des agents de voyage. Là encore, ce sont des gens qui sont en arrière de ce nouveau pan dans mon parcours, Michele Landry, Uma Somia, Lidia Boscariol, Dylan Lall ont été mes balises tout au long du parcours. Vous comprendrez pourquoi pour moi les relations humaines sont la base de tout. »

David Boigne and Michele Rauzon, 5Continents (Photo Credit: Jim Byers/TravelPulse Canada)
Une évolution qui tombe sous le sens
5Continents devait, à la base, assurer la présence canadienne de certains fournisseurs internationaux pour les groupes, mais, avec la demande qui ne cessait de croître, l’équipe ainsi que l’offre de services ont été bonifiées. L’entreprise a signé des contrats avec plusieurs réseaux d’agences de voyage.
Pendant la pandémie, la compagnie était relativement jeune, mais grossissait très (peut-être même trop?) vite. La pause pandémique aura donc permis à 5Continents de s’arrêter pour mieux repartir, sur des bases plus solides.
«Honnêtement, j’avais peur qu’on ne puisse pas suivre avec le modèle qu’on avait, la compagnie grossissait trop vite. On a protégé toutes les commissions des agents pendant la pandémie et on a travaillé fort sur certains projets qu’on espérait développer, donc la pandémie a forgé des relations durables et a solidifié notre modèle d’affaires. On est sorti de la pandémie avec une structure encore plus solide,» explique David.
Le résultat: 5Continents a quintuplé son chiffre d’affaires en 2023 et la compagnie compte aujourd’hui 16 employés.
“Avant la pandémie, devant une croissance énorme, on avait une maison construite sous pilotis, après la pandémie on est sorti sur une maison aux fondations solides, j’aime beaucoup dire qu’on a une des équipes les plus vieilles de l’industrie. On est tous des professionnels d’expérience, et aujourd’hui 5Continents est un tour opérateur de type boutique où la technologie n’est pas le plus important, mais où les relations humaines sont priorisées. »
Selon Davig Boigne, on surestime l'apport de la techno en affaires, et on sous -estime les relations humaines, ce qui est pourtant la clé de notre industrie.
5Continents vend 95% des ses produits à la carte, en collaborant avec les agents de voyage et ce qu’ils désirent vendre à leurs clients. La compagnie a des ententes avec la plupart des fournisseurs, mais a récemment ajouté Aurora Expeditions tandis que CroisiEurope leur a donné le mandat de représentation au Canada anglais.
«On a plein de nouvelles excitantes qui s’en viennent, conclut M. Boigne, beaucoup d’annonces sont en cours. Tout ça, c’est grâce aux agents de voyage! Chaque fois que je vois des confirmations de réservation rentrer, je me pince. Ils ont le choix de réserver ailleurs, mais je sais qu’on fait un bon travail et qu’on est hyper dévoués. Pour nous, c’est le côté humain de l’entreprise qui fait la différence.”
“Notre culture d’entreprise est ma priorité, et j’en suis extrêmement fier ”conclut-t-il.
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