Des passagers s’apprêtaient à embarquer sur un vol de Delta Air Lines à l’aéroport de Stockholm-Arlanda (ARN), en Suède, lorsqu’une de leurs pilotes a été escortée hors de l’appareil par les autorités locales.
Selon les informations disponibles, la pilote a échoué à un alcootest aléatoire effectué par la police suédoise auprès des membres de l’équipage. On ignore si elle était en état d’ébriété, mais le test a révélé un taux d’alcool supérieur à la limite légale de 0,02 % imposée aux pilotes dans l’Union européenne.
Cette limite est deux fois plus stricte que celle en vigueur aux États-Unis, où la Federal Aviation Administration (FAA) autorise un taux allant jusqu’à 0,04 % pour les pilotes. À titre de comparaison, la limite légale pour les automobilistes aux États-Unis est de 0,08 %.
À l’échelle mondiale, la norme en matière de sécurité aérienne veut que les pilotes ne présentent aucune trace d’alcool avant de prendre les commandes. La FAA recommande aux pilotes états-uniens d’attendre au moins huit heures entre la consommation d’alcool et le début d’un vol. « Une approche plus prudente consiste à attendre 24 heures après la dernière consommation, surtout en cas d’intoxication », précise-t-elle.
Le vol Delta 205 devait décoller de Stockholm à 10 h 20 le mardi 22 juillet. Selon le blogue One Mile at a Time, la police est montée à bord environ une heure avant le départ. Après le départ de la pilote avec les autorités, le vol a été annulé.
Les alcootests aléatoires pour les pilotes et les agents de bord sont une procédure courante dans l’industrie. Des tests peuvent aussi être effectués en cas de soupçon raisonnable.
Dans une déclaration transmise au journal The Independent, Delta a indiqué qu’il n’y avait « aucune intoxication du pilote » et que celle-ci avait été relâchée. « Nous continuons à collaborer avec les autorités pour clarifier les événements », a ajouté la compagnie. TravelPulse a contacté Delta pour obtenir plus de précisions, sans réponse au moment de la publication.
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