« Les services publics ne devraient pas servir à faire du profit »: un rassemblement contre la privatisation à l'aéroport de Vancouver

Image:  (Photo Credit: Bert Archer)
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Jen Mallia
par Jen Mallia
Dernière mise à jour: 8:05 AM ET, Tue November 3, 2026
Bert Archer
traduit par Bert Archer

Un rassemblement tenu en fin de semaine à l'aéroport international de Vancouver (YVR) a révélé l'ampleur du mécontentement que suscite le projet de privatiser cet aéroport, de même que ceux de Montréal-Trudeau (YUL), de Toronto-Pearson (YYZ) et de Calgary (YYC).

Le projet du gouvernement fédéral de privatiser les quatre plus grands aéroports du pays se heurte à de la résistance de toutes parts. Les transporteurs aériens ont prévenu que les frais aéroportuaires pourraient grimper si des investisseurs privés exigent de meilleurs profits, et des organisations syndicales ont mis en garde contre le fait qu'une privatisation guidée par le profit « se paie toujours », en services réduits, en conditions de travail plus difficiles ou en suppressions de postes.

Parmi les principales inquiétudes, on relève le peu de détails rendus publics sur la façon dont l'investissement privé sera intégré, sur son origine, sur le calendrier de la privatisation et sur ce qu'elle signifiera pour les transporteurs, les employés des aéroports et les voyageurs.

Lors de l'annonce du plan, en septembre, au Sommet sur l'investissement au Canada, le premier ministre Carney a évité de parler de privatisation. Il a plutôt indiqué que le gouvernement du Canada « conserverait la propriété des terrains et des actifs sous-jacents », tout en ouvrant les aéroports aux investissements privés et étrangers.

Au rassemblement de Vancouver, Barry Tchir, président national de l'Union of Canadian Transportation Employees, s'est interrogé sur la nécessité de changer les choses. « Ce système fonctionne, a-t-il affirmé. Le modèle sans but lucratif qu'ils appliquent est un modèle gagnant. Le YVR reçoit des prix pour ce qu'il fait et pour la façon dont il gère cet aéroport. Alors pourquoi prendre le risque de le remplacer par un modèle d'investisseurs privés qui visent des rendements de 15 à 20 %? »

Sharon DeSousa, présidente nationale de l'Alliance de la fonction publique du Canada, a partagé cet avis: « Nous savons tous que les investisseurs privés ont des profits à réaliser [...] Les services publics ne devraient pas servir à faire du profit. »

Selon les organisateurs, le rassemblement visait à obtenir du gouvernement plus de précisions sur son projet.

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Senior Editor

Jen Mallia is an Edmonton-based writer, editor, and Oxford comma apologist. She is a former senior editor of the CAA/AMA Insider magazines and has written for a host of publications, including The Globe and Mail. National Post, The Guardian, Today's Parent, and InStyle. 

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