
par Jen Mallia
Dernière mise à jour: 9:05 AM ET, Mon November 2, 2026
G Adventures a tenu le mois dernier, au Cambodge, la quatrième édition annuelle de GX, qui s'est terminée par le Sommet du tourisme communautaire GX, le 27 septembre, jour de la Journée mondiale du tourisme. Cette énorme opération a réuni près de 600 délégués, dont des conseillers en voyages, des fournisseurs, des journalistes, des créateurs de contenu, des voyageurs, des chefs de file de l'industrie et des employés de G Adventures, répartis sur 18 « parcours » à travers le Cambodge, à la découverte de la culture, de l'histoire et de l'accueil chaleureux de ce pays d'Asie du Sud-Est. Les participants ont notamment visité plusieurs des organismes avec lesquels travaille Planeterra, la branche philanthropique de G, pour constater sur place les retombées concrètes du tourisme.
Le sommet s'est déroulé au Centre des congrès Sokha Siem Reap, à Siem Reap, tout près du légendaire complexe d'Angkor Wat. On y a entendu des conférenciers stimulants, fait le point sur les produits et les initiatives de G Adventures, et assisté à un numéro d'acrobatie à couper le souffle de Phare, le cirque cambodgien, ainsi qu'à une prestation puissante de MeDha Cambodia, un collectif de percussionnistes.
La journée s'est ouverte sur l'allocution de bienvenue de Son Excellence Huot Hak, ministre cambodgien du Tourisme, et de Son Excellence Prak Sophoan, gouverneur de Siem Reap. Voici quelques-uns des faits saillants.
G Adventures a élargi son programme d'ambassadeurs mondiaux en accueillant Judy Kepher Gona, pionnière du tourisme durable, qui se joint aux premiers ambassadeurs, Tony Wheeler, Delfin Pauchi Uhigua et la regrettée Jane Goodall.
G Adventures a lancé How to Travel Your Heart Out, un guide pratique qui encourage les voyageurs à faire de petits choix aux effets positifs sur les gens, les communautés, la faune et la planète.
Planeterra a présenté son cadre Community Positive, une méthode concrète, élaborée avec les communautés, pour définir, mesurer et améliorer les retombées du tourisme.
On a constaté l'essor du « voyage en micro-communauté », et G Adventures a donné un aperçu de Bazaar, une nouvelle plateforme qui met les voyageurs en relation autour de passions et d'intérêts communs.
Le Project 300, mené avec Planeterra, a passé le cap de la mi-parcours: 160 entreprises de tourisme communautaire figurent maintenant dans les itinéraires de G Adventures, en route vers l'objectif de 300 d'ici 2030.
Trees for Days a dépassé les 6,7 millions d'arbres plantés au nom des voyageurs de G Adventures, au profit d'actions climatiques portées par des communautés partout dans le monde.
Où va-t-on? Le choix de la destination de GX
L'une des annonces les plus attendues était celle du lieu de GX 2027. Le fondateur de G Adventures, Bruce Poon Tip, est monté sur scène pour annoncer que l'événement aura lieu au Brésil, une nouvelle accueillie avec enthousiasme par la foule et par des danses spontanées du contingent sud-américain.
TravelPulse Canada a rencontré M. Poon Tip pour parler de ce qui entre en jeu dans le choix du pays hôte, un sujet qui a fait beaucoup jaser après le processus de sélection de 2026. Au GX 2025, en Jordanie, on avait annoncé que le Maroc serait le prochain pays hôte, puis, quatre mois plus tard, l'entreprise a changé de cap pour le Cambodge.
Interrogé sur ce revirement, le fondateur a répondu franchement. « J'ai rencontré le ministre du Tourisme en novembre, et nous avons su tout de suite que ça ne fonctionnait pas. Nous n'avions pas l'appui qu'il nous fallait. C'était la haute saison au Maroc, où le tourisme est en plein essor. C'est là que nous avons compris que nous avions fait une erreur en courant après une grosse candidature. L'office du tourisme était enthousiaste. Mais quand est venu le moment de faire le travail concret [d'organiser GX], le soutien gouvernemental dont nous avions besoin pour qu'un événement de cette taille fonctionne n'était tout simplement pas là. »
M. Poon Tip admet que la décision a été extrêmement difficile et qu'elle n'a pas fait l'unanimité, y compris chez des membres de l'équipe au Maroc.
Pour choisir le Cambodge, l'équipe de G a eu plus de pain sur la planche. Le pays n'avait pas déposé de candidature pour GX, et le gouvernement ne savait même pas ce que cet événement était ni ce qu'il pouvait signifier pour le tourisme d'accueillir tant de professionnels du voyage, qui découvrent le pays et rapportent des expériences à raconter à leurs clients, à leurs lecteurs, à leurs abonnés et à leurs amis.
« Nous avons envoyé une délégation ici pour leur expliquer ce que nous pouvions faire et comment nous pouvions les aider à développer le tourisme et à faire de leur pays une destination », raconte M. Poon Tip. « Mais le risque était énorme, parce qu'il ne restait que huit mois avant l'événement, et on imagine ce que ça prend pour organiser quelque chose de cette ampleur. Nous n'y serions jamais arrivés s'ils ne s'étaient pas lancés, non pas avec une contribution financière, mais avec la pure volonté de faire de l'événement une réussite pour nous. »
Pour illustrer l'engagement des Cambodgiens à faire fonctionner GX, il a raconté qu'une délégation de 50 femmes avait été envoyée faire des offrandes et prier pour qu'il fasse beau pendant la célébration de la dernière soirée, tenue au temple du Bayon, dans le complexe d'Angkor.
GX 2027 s'en va au Brésil
Dans l'autobus des médias, on avait spéculé presque sans arrêt sur la destination du prochain GX (oui, avec des paris amicaux, des recherches poussées et des débats animés), et même si la Colombie figurait sur notre liste restreinte de destinations possibles, le Brésil n'en faisait pas partie. Comme le Cambodge, le Brésil a la réputation d'être une destination plutôt dangereuse. Pour le Cambodge, M. Poon Tip croit que c'est une affaire de « mauvaise presse ».
« Le Cambodge est un pays très timide, m'a-t-il dit. Il a traversé beaucoup d'épreuves sur le plan culturel, et tout ce qu'on écrit sur le Cambodge est toujours négatif, du point de vue des médias. » Il a ajouté plus tard: « Le ministre est venu nous voir trois fois. Il répétait: "Je veux simplement dire aux gens que le Cambodge est ouvert. Le Cambodge est sûr." C'était inspirant. »
Quant au Brésil, il juge injuste de peindre tout un pays d'une seule couleur. « [Dans tous les pays], il y a des endroits où on ne peut pas aller et des endroits où on ne devrait pas aller. Je pense que ce sont des gens qui s'attirent des ennuis parce qu'ils ne savent pas où ils sont ni ce qu'ils font, ou qui vont faire la fête là où ils ne devraient pas. Je ne dirai pas que Rio, ou n'importe quelle grande ville, est "sûre": il faut être prudent. Mais je ne crois pas que le Brésil soit dangereux. Je pense simplement qu'il a mauvaise réputation à cause de gens qui s'y rendent et qui y cherchent les ennuis. »
Le tourisme communautaire à l'œuvre
M. Poon Tip a hâte de montrer un autre visage du Brésil. Il m'a dit que le gouvernement brésilien veut se servir de GX pour mettre en valeur des régions plus éloignées du pays, peu fréquentées par les touristes. Il faudra notamment collaborer avec des organismes locaux pour créer des partenariats communautaires, par l'entremise de Planeterra.
Au Cambodge, les participants ont visité plusieurs de ces organismes: ils ont fait un tour avec les conductrices de Lady Tuk Tuk, séjourné dans une famille en milieu rural, navigué avec des habitants vers des villages flottants et mangé dans des restaurants qui enseignent l'hôtellerie et la cuisine à des jeunes. Tous aident à garder les dollars du tourisme dans la communauté et à améliorer la vie des habitants.
Le Brésil compte déjà plusieurs partenaires de tourisme communautaire, mais une partie du travail de G Adventures et de Planeterra consistera à en développer de nouveaux, surtout dans les régions où les touristes vont peu, ou pas encore. M. Poon Tip prend l'exemple des Jeux olympiques, pour lesquels on construit de nouvelles installations, dont la ville hôte profite ensuite, puisque les stades et les équipements de loisirs restent là après l'événement. « Nous présenterons de nouveaux projets communautaires que nous aurons construits pour accueillir l'événement, et nous laisserons cette empreinte derrière nous. Ensuite, nous agirons comme bras touristique pour amener du tourisme vers ces nouveaux projets. »
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