
par Jessica Puckett
Dernière mise à jour: 11:45 AM ET, Wed October 29, 2025
Les États-Unis ont annulé treize liaisons opérées par des compagnies mexicaines, dans un nouvel épisode d’un long différend sur la concurrence dans le transport aérien entre les deux pays.
L’ordre, émis le 28 octobre par la Federal Aviation Administration (FAA), accuse le Mexique d’avoir, depuis trois ans, bloqué ou supprimé des vols de transporteurs états-uniens à Mexico tout en permettant à ses propres compagnies d’en ouvrir vers les États-Unis.
Au cœur du conflit : l’accord bilatéral de 2015 sur le transport aérien, censé garantir un accès égal aux aéroports de part et d’autre de la frontière. Washington soutient que Mexico a commencé à violer cet accord en retirant des créneaux à des compagnies états-uniennes à l’aéroport Benito-Juárez (MEX) et en les forçant à déplacer leurs vols cargo vers le nouvel aéroport Felipe-Ángeles (NLU), situé bien à l’extérieur de la capitale.
« Ces accords sont contraignants, et le président Trump va mettre les intérêts des États-Unis au premier plan », a déclaré le secrétaire aux Transports, Sean P. Duffy, reprenant la devise America First du président.
Les routes suspendues concernent notamment Aeroméxico entre Mexico et San Juan (Porto Rico), Volaris entre Mexico et Newark, ainsi que plusieurs liaisons de Viva Aerobus vers New York, Los Angeles, Miami et d’autres villes.
Ce bras de fer s’inscrit dans une série de mesures protectionnistes prises par Washington cette année : en juillet, le ministère des Transports a exigé une autorisation préalable pour tout vol charter entre les deux pays ; en septembre, il a forcé Delta Air Lines et Aeroméxico à dissoudre leur coentreprise.
Rédigé par Bert Archer
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