par Alexandra Roy
Dernière mise à jour: 10:20 AM ET, Sun November 7, 2021
Une nouvelle qui risque de faire plaisir à plusieurs : l'administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Tam, a déclaré vendredi que le gouvernement canadien était en train de réévaluer la pertinence d'imposer un test de dépistage à la frontière canadienne pour les voyageurs vaccinés, particulièrement pour les courts trajets.
«Juste pour rassurer tout le monde [...], nous examinons cela très attentivement, a-t-elle dit, au cours d'une séance d'information vendredi, alors que l'Agence des services frontaliers du Canada réitérait les exigences de test pour les voyageurs vaccinés entrant au pays, à l'approche de la réouverture de la frontière terrestre américaine aux Canadiens entièrement vaccinés cette semaine (8 novembre).
Selon La Presse canadienne, aucun changement ne devait toutefois être apporté avant le 8 novembre.
Imposée depuis janvier 2021, l'exigence du test a beaucoup fait jaser depuis son implantation. Elle a suscité la grogne de nombreux groupes de défenses d'intérêts des voyageurs et des agents de voyages, notamment l'Association canadienne des agences de voyages et l'Association des Agents de Voyages du Québec (AAVQ).
Cette dernière demandait récemment au gouvernement fédéral que le test avant le départ soit remplacé par un test de dépistage à l'arrivée, afin de relancer l'industrie du voyage et de sauver des milliers d'emplois au Canada.
Le test PCR, dont le coût se situe entre 150 $ et 300 $, représente un fardeau pour les agents de voyages et leurs clients à destination, qui doivent non seulement trouver une clinique et payer le test, mais également prendre le risque de se retrouver avec un faux résultat positif et ainsi avoir à se placer en quarantaine dans l'attente de recevoir un résultat négatif.
«Durant cette attente de plusieurs jours, plusieurs assurances voyages ne couvrent pas les frais de subsistance à destination si les voyageurs ne démontrent aucun symptôme, puisqu'ils ne souffrent pas d'une condition médicale mais plutôt administrative, déplorait l'AAVQ dans un communiqué. Cette situation crée un inconfort pour les voyageurs puisqu'il y a un risque de devoir défrayer quelques milliers de dollars pour se loger en attente de leur nouveau test négatif.»
«Plusieurs voyageurs sont inconfortables de partir avec ce risque financier, certains annulant leur réservation», soulignait notamment l'Association.
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