Le Canada a rejoint un groupe croissant de pays interdisant désormais l'entrée de ressortissants étrangers s'ils ont voyagé à travers l'Afrique australe. Les mesures se sont imposées rapidement après la découverte d'un nouveau variant inquiétant de la COVID-19.
Le ministre de la Santé Jean-Yves Duclos a annoncé cet après-midi, 26 novembre, que le gouvernement fédéral imposera plusieurs nouvelles mesures dans le but de limiter la propagation du nouveau variant, bien que l'on sache encore peu de choses sur ses répercussions.
Voici les nouvelles restrictions aux frontières :
- Les ressortissants étrangers qui ont voyagé en Afrique du Sud, au Mozambique, en Namibie, au Zimbabwe, au Botswana, au Lesotho et à Eswatini au cours des 14 derniers jours ne seront pas autorisés à entrer au pays.
- Les personnes arrivées au Canada au cours des 14 derniers jours qui ont voyagé dans ces pays devront se mettre en quarantaine, se faire tester et demeurer isolées jusqu'à ce qu'elles reçoivent un résultat négatif.
- Les citoyens canadiens et les résidents permanents venant au Canada seront testés à leur arrivée. Ils doivent se mettre en quarantaine jusqu'à l'obtention d'un résultat de test négatif.
- Affaires mondiales Canada publiera un avis contre les voyages en Afrique australe, et les Canadiens revenant de cette région qui voyagent dans un autre pays doivent être testés dans ce pays avant d'être autorisés à revenir.
La nouvelle variante, baptisée Omicron, a été désignée comme une variante préoccupante par l'Organisation mondiale de la santé aujourd'hui, vendredi 26 novembre. La Grande-Bretagne, les États-Unis, l'Inde, le Japon, Israël et les pays de l'Union européenne font partie de ceux qui ont depuis imposé des interdictions de voyager à plusieurs pays d'Afrique australe. On ne sait pas exactement d'où la variante est originaire.
L'OMS dit qu'il faudra des semaines pour déterminer dans quelle mesure la variante est transmissible et dans quelle mesure les vaccins actuels sont efficaces contre elle.
"À ce stade, l'OMS recommande que les pays continuent d'appliquer une approche scientifique et fondée sur les risques lors de la mise en œuvre des restrictions de voyage, a déclaré le porte-parole de l'OMS, Christian Lindmeier, lors d'un briefing de l'ONU. "
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