
par Jen Mallia
Dernière mise à jour: 8:55 AM ET, Wed April 1, 2026
Une nouvelle application vise à réduire les temps d'attente pour les visiteurs de l'une des destinations les plus prisées d'Europe. Le Portugal vient de rejoindre la Suède en adoptant l'application mobile « Travel to Europe ». Son utilisation n'est pas obligatoire, mais dans le but de fluidifier les passages aux postes frontaliers, elle permet aux voyageurs admissibles de soumettre leurs renseignements de passeport et une image de leur visage avant leur arrivée.
Le nouveau système européen d'entrée et de sortie (EES) provoque d'importants délais depuis le début de son déploiement. À l'approche de sa mise en œuvre complète en avril — ce système remplaçant les tampons dans les passeports —, trouver des moyens de faciliter le processus est devenu une priorité.
L'application s'adresse aux voyageurs non ressortissants de l'Union européenne tenus de s'enregistrer dans le cadre de l'EES et titulaires d'un passeport biométrique. Elle est disponible en téléchargement dans les principales boutiques d'applications.
Les utilisateurs peuvent amorcer le processus jusqu'à 72 heures avant leur départ. Pour ce faire, ils créent un voyage, sélectionnent leur pays de destination et leur point de passage frontalier, puis numérisent leur passeport. Ils prennent ensuite un égoportrait et répondent à quelques questions relatives à leur séjour avant de soumettre les informations.
Le système permet également d'ajouter des co-voyageurs, ce qui facilite la démarche pour les familles et les groupes.
Frontex, l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, précise que l'application ne remplace pas les procédures de contrôle frontalier et ne permet pas d'éviter les files d'attente — elle accélère simplement le processus.
Il importe de rappeler que l'enregistrement préalable via l'application ne confère pas automatiquement le droit de franchir la frontière extérieure de l'UE. À leur arrivée, les voyageurs devront tout de même se soumettre aux contrôles frontaliers, et leurs empreintes digitales devront être relevées en présence d'un agent frontalier.
Selon ETIAS.com, chaque pays pourra décider s'il adopte l'application et de quelle façon. Pour l'instant, seules la Suède et le Portugal l'ont mise en service, bien que d'autres pays devraient suivre. La Suède permet de soumettre les données du passeport, une image du visage et les réponses au questionnaire d'entrée, tandis que le Portugal offre pour l'instant uniquement la fonction de questionnaire, avec la possibilité d'élargir les fonctionnalités ultérieurement.
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