
par Lacey Pfalz
Dernière mise à jour: 11:05 AM ET, Wed August 6, 2025
Dans un contexte économique assombri par le ralentissement de la guerre commerciale menée par l’administration Trump — une situation qui pèse sur l’industrie du voyage au Canada comme aux États-Unis — Marriott International a revu à la baisse ses prévisions financières pour l’ensemble de l’année 2025. L’entreprise a diffusé ses résultats du deuxième trimestre ce mardi, anticipant peu de changements dans les mois à venir.
Pour la période, le géant hôtelier a enregistré une croissance mondiale de 1,5 % de son revenu par chambre disponible (RevPAR), portée notamment par une hausse de 5,3 % à l’international.
En revanche, le marché nord-américain stagne. Basée au Maryland, Marriott a observé une croissance nulle du RevPAR au Canada et aux États-Unis. « Marriott a livré un autre trimestre solide, avec de bons résultats financiers et une croissance nette des chambres malgré une incertitude macroéconomique persistante », a déclaré Anthony Capuano, président et chef de la direction. Il a précisé que la croissance observée était largement attribuable aux voyages d’agrément.
À l’international, la croissance a été marquée dans les régions Asie-Pacifique et EMEA. En Amérique du Nord, la performance du segment luxe a été neutralisée par le recul de la demande dans les établissements de catégorie intermédiaire, en partie à cause d’une diminution des déplacements gouvernementaux et d’un fléchissement du voyage d’affaires. En ajustant pour l’effet du congé de Pâques, le RevPAR nord-américain aurait augmenté d’environ 1 %.
Les actionnaires ont reçu un bénéfice dilué par action de 3,78 $ au dernier trimestre. Marriott a enregistré un bénéfice net de 1,04 milliard $ et un BAIIA ajusté de 1,9 milliard $.
Le pipeline de développement atteint un sommet : 3 900 établissements en projet, représentant plus de 590 000 chambres. Marriott a également finalisé l’acquisition de la marque citizenM durant le trimestre.
L’entreprise prévoit désormais une croissance mondiale du RevPAR entre 1,5 % et 2,5 % pour l’ensemble de l’année, et un BAIIA ajusté compris entre 7,22 et 7,33 milliards $. D’après l’agence Reuters, cela représente une diminution d’environ un point de pourcentage par rapport à la prévision antérieure.
La nouvelle prévision de bénéfice dilué par action pour l’année se situe entre 13,40 $ et 13,70 $, soit quelques cents sous les attentes précédentes.
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