Le WTTC braque les projecteurs sur le sous-tourisme

Image: La cérémonie d’ouverture, lundi matin, a inclus une prestation de la fanfare des carabiniers (Photo Credit: Bert Archer)
Image: La cérémonie d’ouverture, lundi matin, a inclus une prestation de la fanfare des carabiniers (Photo Credit: Bert Archer)
Bert Archer
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 8:05 AM ET, Mon September 29, 2025

L’un des thèmes abordés dès la journée d’ouverture du sommet 2025 du WTTC à Rome a été celui que la ministre italienne du Tourisme, Daniela Santanchè, a qualifié de « sous-tourisme ».

« On parle beaucoup des problèmes liés au surtourisme, a-t-elle rappelé, mais 96 % de l’Italie souffrent en réalité de sous-tourisme. » Même dans les villes saturées comme Rome ou Florence, ce sont les sites emblématiques qui concentrent la foule. Jeter une pièce dans la fontaine de Trevi exige de traverser une marée humaine. En revanche, les quartiers comme le Trastevere ou la Garbatella, ou encore le musée du Capitole avec son célèbre Marc Aurèle équestre, restent à l’écart de cette cohue.

Le thème a été repris par Gloria Guevara, ex-ministre mexicaine du Tourisme et ancienne dirigeante du WTTC revenue comme PDG par intérim, ainsi que par Shaika Nasser Al Nowais, secrétaire générale élue de l’Organisation mondiale du tourisme des Nations unies. Toutes deux ont insisté sur la nécessité de mieux répartir les flux vers des régions moins fréquentées de pays souvent débordés comme l’Italie, l’Espagne ou les Pays-Bas.

« Mettre en lumière les villages ruraux en Italie, a expliqué Shaika Al Nowais lors d’un panel aux côtés de Guevara et Santanchè, c’est l’un des axes que je souhaite privilégier durant mon mandat. J’aimerais certifier de nombreux villages dans le monde. En Argentine, j’ai rencontré les gouverneurs de certains des plus beaux villages touristiques et j’ai entendu leurs témoignages sur l’impact de cette reconnaissance. »

Guevara a rappelé que cette idée de certification, qu’encourage également l’Italie avec l’appui de la première ministre Georgia Meloni, trouve son origine au Mexique avec le programme Pueblos Mágicos, en place depuis 2001.

Chercher à inverser le discours dominant sur le surtourisme en valorisant son contraire est une démarche attendue de la part d’une organisation sectorielle. Mais si l’expérience mexicaine et celle du Portugal — dont l’ancienne secrétaire d’État au Tourisme, Rita Marques, avait abordé ce sujet lors d’un précédent sommet — servent de modèles, l’industrie mondiale pourrait bien tenir là un véritable levier d’avenir.

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