
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 7:25 AM ET, Wed July 2, 2025
Quand on va en Martinique, la tentation est grande de rester à la plage. Mais essayez de vous arracher, ne serait-ce que quelques heures par jour, à leur beauté et à cette forme de tranquillité qu’on ne retrouve qu’aux Antilles françaises (et en Dominique), pour visiter ces quatre endroits.
Habitation Clément (entre 200 000 et 250 000 visiteurs par an)
Ancienne plantation de canne à sucre convertie en distillerie en 1917, avec de jolis jardins. Le site évoque à peine le recours au travail forcé qui a permis la création et le maintien de la plantation et de l’entreprise. Environ 160 hectares.
Jardin de Balata (environ 50 000 visiteurs par an)
Attraction botanique relativement récente — créée en 1982 par Jean-Philippe Thoze sur le terrain de sa grand-mère et ouverte au public en 1986 — qui rappelle un peu nos Jardins de Métis, anciennement appelés Reford Gardens. Environ trois hectares.
La Savane des Esclaves (environ 10 000 visiteurs par an)
La véritable vedette des quatre, avec de magnifiques points de vue en plus d’une présentation rigoureuse de l’histoire martiniquaise. On ne peut pas dire qu’on a vu la Martinique tant qu’on n’a pas vu la Savane. Trois hectares.

Le bâtiment de la cuisine datant de l’enfance de Joséphine (Photo Credit: Bert Archer)
Le Musée de la Pagerie (moins de 10 000 visiteurs par an)
Je suis convaincu que si le nombre de visiteurs est si bas, c’est parce que peu de gens savent que La Pagerie est la maison natale de Marie-Josèphe-Rose Tascher de La Pagerie, dite Joséphine, impératrice des Français et reine d’Italie. C’est un petit site, qui comprend les ruines de sa maison natale, la cuisine d’époque et un très bon musée — modeste lui aussi — qui retrace non seulement l’histoire de Joséphine, mais aussi celle de l’équipe noire qui a géré et fait fonctionner la maison et les 300 hectares de la plantation. Comme La Savane, c’est le travail de cœur d’un seul homme : le Dr Robert Rose-Rosette (1905–1996), qui a acheté le site en 1944, a lancé le musée en 1954 et l’a vendu au Conseil général de la Martinique en 1984. Moins de trois hectares.
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