
par Laurie Baratti
Dernière mise à jour: 10:05 AM ET, Mon October 6, 2025
La 15e édition du Magical Kenya Travel Expo (MKTE) s’est tenue du 1er au 3 octobre à Nairobi avec un message clair : les pays africains doivent travailler ensemble, diversifier leurs offres et attirer des investissements afin de libérer pleinement le potentiel touristique du continent.
Selon MyJoyOnline.com, l’événement a réuni 6 500 délégués et plus de 400 exposants, avec plus de 10 000 rencontres d’affaires planifiées. Nouveauté cette année : l’intégration de l’Africa Tourism Investment Forum (ATIF), où investisseurs, décideurs et entrepreneurs ont exploré les opportunités à l’échelle du continent.
Le vice-président du Kenya, le professeur Kithure Kindiki, a ouvert officiellement le salon à Uhuru Gardens en partageant des chiffres marquants. En 2024, le pays a accueilli 2,4 millions de visiteurs internationaux, une hausse de 15 % par rapport à l’année précédente, générant 452 milliards de shillings kényans, soit environ 47 millions de dollars, et soutenant 1,7 million d’emplois.
Kindiki a indiqué que l’objectif est d’atteindre 5,5 millions de visiteurs d’ici 2027, grâce à de nouveaux investissements dans les infrastructures, des réformes en matière de visas et le développement de produits tels que les croisières, l’astro-tourisme et les circuits culturels.
Rebecca Miano, secrétaire au Tourisme et à la Faune, a aussi mis de l’avant la croissance du secteur, prévoyant qu’il injectera 1,2 billion de shillings kényans dans l’économie en 2027, soit environ 125 millions de dollars. Elle a décrit le MKTE comme un rendez-vous panafricain de réseautage et d’affaires, bien plus qu’un simple salon.
Lors de l’ATIF, les intervenants ont insisté sur l’importance de présenter des projets susceptibles d’attirer des financements sérieux. Routes, chemins de fer, croisières, centres de congrès et écotourisme au-delà du safari ont été identifiés comme leviers de croissance.
Les experts ont aussi souligné la nécessité de promouvoir l’Afrique auprès de ses propres résidents et investisseurs fortunés avant de viser les marchés internationaux.
L’intégration des politiques dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a également retenu l’attention, avec des discussions sur l’harmonisation des visas, la simplification des déplacements transfrontaliers et l’amélioration des liaisons de transport.
Les panels ont plaidé pour une promotion de l’Afrique comme destination unique plutôt que comme un ensemble de pays en concurrence, en valorisant des régions sous-exploitées comme l’Afrique de l’Ouest, le potentiel des entreprises dirigées par des femmes et la richesse culturelle et créative du continent.
La durabilité a occupé une place centrale, avec l’initiative « Un touriste, un arbre » au Carnivore Grounds, liant croissance touristique et conservation. Les programmes de reboisement et le tourisme communautaire au Kenya ont été cités comme modèles.
Le MKTE s’est conclu vendredi par des discussions sur la durabilité, le tourisme d’affaires et la diversité des produits africains. Après 15 ans, il s’impose comme l’événement de référence pour le commerce touristique du continent, un carrefour pour les partenariats régionaux et une vitrine mondiale du tourisme africain.
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