Un couple ontarien ayant débarqué du navire de croisière touché par une éclosion de hantavirus a subi deux expositions à risque élevé avant de rentrer au pays. Kieran Moore, médecin-chef de la santé de l'Ontario, a précisé vendredi, rapporte le Globe and Mail, que les deux personnes s'isolent dans la région de Grey Bruce, dans le sud-ouest de l'Ontario. Un Québécois est également en isolement préventif : cette personne n'était pas à bord du navire, mais a eu un contact avec un individu symptomatique lors d'un vol de retour.
Les deux Ontariens ont été exposés au virus à bord du navire Oceanwide Expeditions, puis lors d'un vol où se trouvait un passager malade issu de la croisière. « C'est pourquoi nous considérons qu'il s'agit d'une exposition prolongée à risque élevé, tant pour la croisière que pour le vol », a dit le Dr Moore.
Quatre autres Canadiens rentrés au pays sont en isolement préventif, et quatre autres se trouvent toujours à bord du MV Hondius, sous surveillance des autorités sanitaires canadiennes.
L'Organisation mondiale de la santé recense à ce jour huit cas confirmés ou suspects, dont six confirmés en laboratoire comme étant la souche Andes du hantavirus. Trois personnes sont décédées — un couple néerlandais et un ressortissant allemand. L'éclosion aurait pour origine une excursion d'observation des oiseaux à Ushuaia, en Argentine, avant le départ du navire le 1er avril.
Le couple ontarien ne présente aucun symptôme, mais fait l'objet de vérifications quotidiennes pendant 45 jours — la durée maximale de la période d'incubation connue, selon les autorités argentiniennes. « Le risque de transmission à d'autres personnes est très faible », a assuré le Dr Moore.
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