La Chine décourage, Century Cruises entre en scène

Image:  (Photo Credit: Bert Archer)
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Bert Archer
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 8:20 AM ET, Fri September 26, 2025

Il y a une raison pour laquelle vos clients ne réservent pas la Chine.

C’est une galère.

Assis dans un des salons du terminal 2 de l’aéroport de Shanghai Pudong, réduit à activer mon forfait d’itinérance Telus après deux heures à m’arracher les cheveux avec un wifi aéroportuaire capricieux, je comprends très bien. Voyager en Chine en 2025, c’est comme voyager en Europe dans les années 1970. À l’époque, c’étaient les bureaux de change et les chèques de voyage. Aujourd’hui, c’est WeChat et Alipay. Même effet : si vous n’avez pas ça, ou que la connexion saute, vous êtes foutu.

Et pourtant, on allait bien en Europe dans les années 70, et on y trouvait son bonheur. Il fallait juste un peu plus d’aide qu’aujourd’hui, où il n’y a qu’une seule monnaie, où les cartes bancaires passent partout et où chacun se débrouille en français ou en anglais (surtout en anglais). L’aide, à l’époque, c’était les bureaux d’American Express et les conseillers en voyages.

Pour les Nord-Américains qui regardent vers la Chine maintenant, il y a les voyagistes, les conseillers spécialisés et, depuis ce mois-ci, Century Cruises.

Lady on the Great Wall

(Photo Credit: Bert Archer)

Et les difficultés ne sont pas qu’une affaire de technologie. Voyager en Chine peut user. Les trains à grande vitesse vont partout, des dizaines de compagnies domestiques couvrent le territoire, mais les villes sont tellement énormes qu’on passe des heures en voiture ou en autocar pour passer d’un point à l’autre. Exemple extrême : lors du récent voyage de familiarisation Century Cruises, en partant de Chongqing, il a fallu deux jours de navigation sur le Yangtsé avant de quitter… Chongqing. À Shanghai, certains quartiers hérités de la période coloniale européenne se parcourent à pied. Pékin, presque pas. Même une ville moyenne comme Suzhou – surnommée la Venise de l’Orient pour ses canaux, et parce que Marco Polo disait qu’elle lui rappelait chez lui – se visite par morceaux, mais il faut souvent trente ou quarante minutes de taxi entre deux hôtels.

Et puis il y a les files. La Chine, on le sait, compte beaucoup de monde. Depuis la pandémie, le tourisme intérieur a explosé. Résultat : deux heures d’attente pour voir les guerriers de terre cuite ou entrer dans la Cité interdite.

Les voyagistes, ou les guides de Century Cruises, savent réduire l’impact de ces attentes : entrées de groupe, accès VIP, ou simplement remplir le temps mort par des explications et des anecdotes.

Century Cruises fam trip 2025 group shot

Le voyage de familiarisation de septembre 2025, composé presque entièrement de conseillers en voyages états-uniens, posant au pied du funiculaire menant à la Grande Muraille, juste à l’extérieur de Pékin (Photo Credit: Bert Archer)

Les trente conseillers états-uniens du voyage de familiarisation formaient un groupe hétéroclite, avec des goûts variés : certains voulaient trouver un McDonald’s à chaque escale, d’autres juraient par Starbucks. Mais ils se sont rejoints sur deux points : des boissons gazeuses aux repas, et la conviction que les accompagnateurs, guides et fixeurs sont indispensables pour profiter des attraits touristiques, même les plus accessibles.

Dans les années 70 et 80, on partait en Europe en autocar, on achetait Ulysse ou Libre Expression pour aller du point A au point B et comprendre un peu mieux des cultures souvent opaques.

Ces cultures nous semblent moins opaques aujourd’hui. La Chine, elle, le reste.

Et même si des guides existent toujours, et qu’Ulysse tient toujours boutique sur la rue Saint-Denis (contre toute attente, longue vie à elle), il y a un avantage clair à travailler avec une entreprise qui est à la fois voyagiste et réceptif, qui construit ses propres bateaux et les fait naviguer sur le Yangtsé, et qui est 100 % chinoise – donc aussi au fait que possible des subtilités de cette société encore difficile à lire.

Century Cruises a même affiché sa volonté d’intégrer du personnel francophone pour les groupes.

La Chine est restée hors du radar des voyageurs québécois pendant des années, des décennies, peut-être un siècle. Les raisons étaient valables. La principale – que c’était trop compliqué, trop rebutant – commence enfin à céder. Ce qui ouvre l’accès à des expériences parmi les plus marquantes du voyage : les guerriers de terre cuite, la Grande Muraille, les Trois Gorges (après ça, on ne regarde plus la Norvège de la même façon).

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Jen Mallia

Jen Mallia

Senior Editor

Jen Mallia is an Edmonton-based writer, editor, and Oxford comma apologist. She is a former senior editor of the CAA/AMA Insider magazines and has written for a host of publications, including The Globe and Mail. National Post, The Guardian, Today's Parent, and InStyle. 

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