Les voyageurs qui se rendent à Montréal–Trudeau cet hiver découvriront un accès au terminal profondément bouleversé. Les travaux autour du réseau routier et la réduction des aires de stationnement compliquent déjà les déplacements, comme l’a constaté Jason Magder dans la Gazette.
Le garage étagé construit dans les années 1960 a été condamné à l’automne. Il sera démoli en 2026 et reconstruit pour accueillir environ 1 000 véhicules de plus et élargir les zones de dépose et de récupération. Magder souligne que la durée du chantier — près de six ans — découle du fait que l’aéroport reste ouvert en continu, ce qui limite toute fermeture prolongée de routes.
La relocalisation de la structure oblige aussi ADM à refaire l’ensemble des installations souterraines, ce qui réduit temporairement la capacité de stationnement d’environ 25 %. « Il s’agit d’un changement d’habitudes pour nos passagers », a expliqué Anne-Sophie Hamel à la Gazette. Elle précise que durant les Fêtes, sans réservation de stationnement, il vaut mieux envisager un autre moyen d’accès.
ADM déconseille aux automobilistes de tourner autour du terminal en attendant les arrivées. Hamel indique à La Gazette qu’environ un quart de la circulation provient de conducteurs qui circulent en boucle plutôt que d’utiliser les deux aires gratuites CellParc.
La pression est tout aussi forte sur les réservations : Magder note que le garage P4 affichait complet pour la période des Fêtes. Officiellement, le trajet à pied depuis P4 prend moins de cinq minutes, mais sa visite montre plutôt environ quinze minutes, incluant un passage en navette dans la zone de travaux avant d’être déposé à Place Leigh-Capreol.
Par temps de froid extrême, Magder décrit aussi une navette de courtoisie — une longue voiturette de golf fermée par des parois de plastique — traversant une allée arrière utilisée par les véhicules de service. Le trajet, même bref, demeurait pénible malgré l’abri et menait directement aux arrivées; ceux qui repartent doivent ensuite rejoindre le niveau des départs.
Le stationnement sous l’hôtel reste accessible, mais son tarif — 8 dollars par tranche de 20 minutes jusqu’à deux heures, puis 50 dollars par jour — peut surprendre. Le stationnement de courte durée, voisin, impose aussi un tarif journalier de 50 dollars, ce qui exige de bien choisir l’entrée.
ADM a ajouté deux zones express, P4 et P10, qui nécessitent toutes deux une navette pour atteindre le terminal. Depuis P10, la navette doit traverser la congestion de surface, ce qui rallonge les déplacements.
Les employés vivent les mêmes contraintes. Magder rapporte qu’une portion du parc d’observation Jacques-de-Lesseps a été convertie en environ 1 000 places de stationnement, obligeant aussi ce personnel à prendre une navette. L’aéroport compte environ 13 000 employés, dont une large part utilise déjà le transport collectif.
ADM mise sur l’ouverture de la station REM en 2027 et sur une navette gratuite depuis la station Des-Sources en 2026 pour réduire ces pressions. D’ici là, accéder à Montréal–Trudeau demandera davantage de temps et de planification.
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