Un passager montréalais du vol Air Canada Express qui s'est écrasé dimanche soir à LaGuardia raconte avoir compris que quelque chose n'allait pas quelques secondes à peine après l'atterrissage. « L'avion a roulé trois, quatre secondes, puis j'ai senti que ça freinait très, très fort, pas comme d'habitude. Et il y a eu l'impact », a confié Antoine Poncy à Chloé Bourquin de La Presse, joint par téléphone à New York. « Ça a été hyper violent. On aurait dit qu'on avait frappé un mur. »
Assis au siège 3F après avoir été surclassé une semaine avant le vol, Poncy a vu de ses propres yeux le cockpit « pulvérisé » et l'avant de l'appareil « complètement compacté ». Il a tenté de porter secours à une femme inconsciente, la tête ensanglantée, avant d'évacuer l'avion par un toboggan au niveau de l'aile. Hormis de fortes douleurs aux côtes, une entaille au pied et des hématomes causés par la ceinture de sécurité, il n'a pas subi de blessure majeure.
« Je ne pense pas que ça va m'empêcher de voler, dit-il à La Presse. Mais je ne suis pas sûr de me rendre encore complètement compte de l'impact psychologique que ça a eu sur moi. »
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