Selon le Globe and Mail, le boycott des États-Unis donne un coup de pouce au tourisme canadien cet été

Image: Sonny Scarfone, économiste chez Desjardins, a dit au Globe and Mail que ce repli vers le Canada aide certains services fragiles (Photo Credit: Rawf8 / AdobeStock)
Image: Sonny Scarfone, économiste chez Desjardins, a dit au Globe and Mail que ce repli vers le Canada aide certains services fragiles (Photo Credit: Rawf8 / AdobeStock)
Bert Archer
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 1:05 PM ET, Mon July 7, 2025

Face à l’inflation, aux menaces de tarifs douaniers et à la rhétorique agressive de Donald Trump, de nombreux Canadiens boudent les États-Unis. Selon un reportage de Matt Lundy et Iain Marlow publié dans The Globe and Mail, ce boycott de facto transforme le tourisme intérieur en point lumineux pour une économie sous pression.

Les données le confirment : en mai, 800 000 Canadiens de moins sont revenus des États-Unis par voie terrestre, soit une baisse de 38 %. En parallèle, les recherches de séjours sur Airbnb au Canada ont bondi, les vols intérieurs affichent une hausse de 6,2 %, et les réservations hôtelières à Tofino ont connu un démarrage anticipé au printemps.

Sonny Scarfone, économiste chez Desjardins, a expliqué au Globe and Mail que si ce virage n’allait pas modifier les prévisions de croissance, il pourrait soutenir des secteurs fragiles comme la restauration ou les loisirs. TD prévoit pour sa part une hausse des dépenses touristiques de 2 à 4 % cette année, portée avant tout par les voyages domestiques.

Mais ce changement ne profite pas à tous. Les visites de touristes américains ont diminué, et les voyagistes européens, eux aussi refroidis par l’instabilité économique, ne redirigent pas massivement leurs clients vers le Canada. John Simon, de Canadvac Travel Services, a confié au Globe and Mail que plusieurs opérateurs préfèrent rester prudents, misant sur des destinations plus proches.

D’autres Canadiens, pour leur part, remplacent les États-Unis par des séjours en Europe ou dans l’Ouest canadien. Certains revoient leurs plans à la baisse, privilégiant les sorties locales ou les campings à proximité.

Bruce Edwards, 72 ans, de Burlington, en Ontario, a raconté au Globe and Mail qu’il avait écourté un séjour prévu aux États-Unis après l’élection de novembre. Cet été, il reste au pays, et cet hiver, il vise l’Europe ou l’Ouest.

« Il n’est pas question qu’on y retourne », a-t-il dit au Globe and Mail.

Lire le reportage complet içi.

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