
par Jen Mallia
Dernière mise à jour: 8:05 AM ET, Fri July 25, 2025
Les données de Statistique Canada pour le mois de mai viennent de paraître, confirmant que de plus en plus de Canadiens choisissent de rester au pays plutôt que de voyager à l’étranger.
Cette tendance, observée tout au long de 2025, se poursuit. Le nombre total de retours au Canada depuis l’étranger est en baisse. Même si les retours depuis les destinations outre-mer ont augmenté de 8,9 % par rapport à mai 2024, les retours en provenance des États-Unis ont plongé de 31,9 %, entraînant une baisse globale de 22,5 % des retours internationaux.
Les visiteurs en provenance des États-Unis ont eux aussi été moins nombreux qu’en mai 2024, avec un recul de 5,4 %. Les arrivées de visiteurs d’ailleurs dans le monde ont également diminué de 6,6 %, avec des baisses marquées en provenance d’Europe (-4,1 %) et d’Asie (-11,3 %), les deux principaux marchés de visiteurs outre-mer au Canada.
Selon Statistique Canada, les trois principaux pays de provenance des visiteurs d’outre-mer en mai étaient le Royaume-Uni (78 400 visiteurs), l’Inde (61 300) et la France (48 600). Ensemble, ces trois pays comptaient pour 32,7 % de toutes les arrivées outre-mer au Canada.
Lorsqu’on examine les chiffres corrigés pour les variations saisonnières – c’est-à-dire ajustés pour éliminer l’effet des fluctuations saisonnières et des dates du calendrier – le recul semble moins marqué. En données désaisonnalisées, les retours de Canadiens en provenance de l’étranger ont diminué de 3,1 % en mai, soit un cinquième mois consécutif de baisse. Les arrivées de résidents des États-Unis ont augmenté de 2,1 %, tandis que celles de résidents d’outre-mer ont progressé de 2,0 %.
Cette tendance à la baisse des voyages canadiens se prolonge pour un cinquième mois, et les spécialistes surveillent de près ce qu’elle pourrait signifier, notamment en ce qui concerne une possible diminution du nombre de « snowbirds » canadiens qui passent l’hiver aux États-Unis.
« Les choix des aînés quant à l’endroit où ils passent leurs mois d’hiver auront des effets importants sur les économies locales et les systèmes de santé », explique la professeure Valorie Crooks, de l’Université Simon Fraser. « L’an dernier, certaines communautés du sud des États-Unis ont lancé des appels aux Canadiens pour les inciter à revenir, et on peut s’attendre à ce que ces efforts se poursuivent. D’autres destinations, au Mexique et dans les Caraïbes, se réjouissent des possibilités que ce changement pourrait leur apporter. »
« Si les snowbirds canadiens ont longtemps privilégié les États-Unis pour des raisons de sécurité, de proximité et d’affinités culturelles, les décisions politiques et les changements aux règles frontalières influencent désormais de manière importante leurs choix », ajoute le professeur Jeremy Snyder, également de l’Université Simon Fraser.
Aussi selon Statistique Canada,
2,3 millions de passagers ont été enregistrés pour des vols domestiques, soit une augmentation de 6,2 % par rapport à mai 2024, et 5,5 % de plus qu’en mai 2019 (avant la pandémie).
Tous les chiffres sont dispo ici.
Rédigé par Bert Archer
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