Un virage majeur de la politique états-unienne en matière de déplacements internationaux se dessine alors que le Department of Homeland Security recommande une expansion substantielle de la liste des pays soumis à une interdiction d’entrée, une mesure qui pourrait avoir des répercussions importantes sur les voyages et le tourisme internationaux.
La cheffe du Department of Homeland Security, Kristi Noem, plaide pour une expansion radicale de cette liste, faisant passer le nombre de pays visés de 19 à entre 30 et 32.
Cette recommandation survient après une fusillade mortelle à Washington, D.C., impliquant selon les autorités un ressortissant afghan réinstallé aux États-Unis, relançant les débats sur les politiques migratoires.
Selon CNN, Noem a déclaré lundi, après une rencontre avec le président Donald Trump, qu’elle recommandait une « interdiction complète de séjour » visant « tous les maudits pays qui nous inondent de tueurs, de sangsues et de profiteurs ».
L’interdiction actuelle restreint l’entrée aux États-Unis pour les ressortissants de 19 pays, dont l’Afghanistan, la Libye, la Somalie, le Soudan, le Yémen, l’Iran et Haïti. L’ampleur des restrictions varie : certains pays font face à une interdiction totale, d’autres à des limites partielles touchant certaines catégories de visas.
Les responsables de la sécurité intérieure présentent l’expansion comme une mesure essentielle de sécurité nationale, censée empêcher l’entrée de personnes qu’ils décrivent comme dangereuses.
Des critiques estiment toutefois qu’un élargissement d’une telle ampleur créerait un filet indiscriminé qui pourrait nuire à des voyageurs légitimes, y compris des réfugiés, des demandeurs d’asile et des visiteurs internationaux.
La proposition fait écho à d’anciennes interdictions controversées et risque de perturber davantage la mobilité mondiale, en particulier pour les citoyens de pays en conflit ou en difficulté économique.
Une interdiction élargie pourrait réduire de façon marquée le tourisme et les déplacements d’affaires en provenance de dizaines de pays.
Les répercussions pourraient se faire sentir dans l’ensemble de l’industrie du voyage, touchant les transporteurs aériens, les voyagistes et les partenariats touristiques internationaux. L’incertitude liée aux visas, les restrictions soudaines et les tensions diplomatiques éventuelles pourraient générer de l’instabilité dans les réseaux mondiaux de mobilité.
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