
par Eraine Wessler
Dernière mise à jour: 11:05 AM ET, Mon September 29, 2025
Amsterdam, l’une des villes européennes où les habitants se mobilisent depuis quelques années contre le tourisme de masse, se retrouve une nouvelle fois au cœur du débat.
Le groupe politique Amsterdam Heeft een Keuze (Amsterdam a un choix) a déposé une plainte contre la ville, qui s’était engagée à limiter le nombre de nuitées touristiques à 20 millions par an.
Une loi adoptée en 2021 oblige la municipalité à agir dès que le seuil de 18 millions est franchi, afin d’éviter de dépasser la limite fixée. Les chiffres de l’an dernier avoisinaient les 23 millions, et le groupe prévoit que ce nombre atteindra 25 millions l’an prochain.
Sur son site, le mouvement résume la situation :
« Les Amstellodamois en ont assez. Les commerces de proximité disparaissent au profit de boutiques de souvenirs et de magasins de Nutella. Les maisons et bâtiments publics sont transformés en hôtels, et il devient presque impossible de marcher sur les trottoirs en raison des files devant les lieux à la mode sur TikTok. »
La ville a mis en place une taxe touristique : les visiteurs qui passent la nuit paient 12,5 % du prix de leur chambre, tandis que les excursionnistes arrivant par croisière sont facturés 21 $.
Le groupe affirme avoir l’appui de 30 000 résidents ayant signé sa pétition contre le surtourisme. Les autorités municipales prévoient également de plafonner le nombre d’escales de croisières fluviales à 1 150 navires par an.
Sujets de cet article à explorer