
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 9:45 PM ET, Tue January 21, 2025

Richard's Motel Le Petite Quebec (Photo Credit: Richard's Motel)
Proche de Miami, dans les villes tranquilles de Hollywood, Hallandale, et Dania, se trouve un petit empire d’hospitalité, grace à M. Richard Clavet, de Québec. Bien connu pendant des décennies parmi les snowbirds francophone, les petits hotels et autres entreprises s’adressent à eux, le petit Quebec floridien et leur maire, M. Clavet, viennent d’etre decouvert par le magazine The Walrus la semaine derniere. Ils l’adorent, tout en constatant une fin certaine.
Ça te dis-tu de quoi?
À part décrire la tourtière comme étant « française », et comparer Clavet à Napoléon, ce texte est beau, descriptif, informatif, et parfois parfumé de nostalgie. Voici quelques extraits de l’article, écrit par Andrew Seale :
Le « Petit Québec » représentait le rêve ensoleillé de leurs grands-parents. Et il est en train de s’éteindre.
À deux pas vers le sud se trouve le Richard’s Pet Friendly Motel, suivi du Richard’s Hotel et du Green Seas Motel, acheté en 2015 — la preuve que Clavet en avait fini de donner son nom à tout. Il y a aussi les Richard’s Apartments et les Richard’s Motel Studios. À cinq minutes de route, Clavet possède encore le Richard’s Motel Courtyard et le Richard’s Motel Extended Stay. Les chambres standards varient de 56 à 220 $ US la nuit, parmi les tarifs les plus abordables du coin.
Des plaques d’immatriculation du Québec ornent les clôtures (que Clavet a réussi à entasser dans une fourgonnette commerciale avec ses enfants pour le ramener à travers la frontière) trône sous les palmiers, à côté des Richard’s Motel Studios. Puis il y a les fameuses balançoires, un petit bijou de design de terrasse : munies d’un auvent et de deux bancs reliés par une table, elles glissent d’avant en arrière sur des rails au sol. « On ne vend pas ça ici aux États-Unis, » explique Girard. « [Clavet] les achètent au Québec et les rapporte. »
Deux pâtés de maisons plus au sud, dans un local commercial au sein du Richard’s Hotel, se trouve Go2Vacations, une agence de voyages qui s’adresse aux touristes et aux résidents francophones. Son propriétaire, Jacques Cimetier, affirme réserver environ 1 000 cabines de croisière par saison — presque toutes pour une clientèle francophone. « On accepte pas de clients américains, » précise Cimetier. Go2Vacations emploie trois personnes à Hollywood, et trois à Montréal. « Nous fermons le bureau à la fin mars, quand les gens repartent au Canada, » explique-t-il. Ils rouvrent dès octobre.
Une fois que vous réservez une chambre pour une période donnée, elle vous revient automatiquement d’année en année, jusqu’à ce que vous décidiez de ne plus la prendre. « Personne ne peut louer votre unité durant ces dates, dit Girard. Jamais, jamais, jamais. »
En 1990, à vingt-cinq ans, [Clavet] a contracté un prêt auprès de son père adoptif pour payer la mise de fonds sur un vieux motel délabré appelé The Gem, qu’il a ensuite renommé « Richard’s Motel ». « Je voulais un nom qui démontre qu’il y a quelqu’un derrière l’établissement, quelqu’un qui s’en soucie : un visage derrière le nom. » Dès le départ, il savait que sa clientèle principale viendrait du Québec. Mais il voyait déjà que le « Petit Québec » (une expression qu’il dit avoir inventée) était en déclin. « C’était pas mal plus francophone avant mon temps, » remarque-t-il. Dans les années 1990, selon Clavet, il était facile de trouver des courtiers immobiliers, des avocats en immigration, des médecins et des dentistes qui parlaient français. « C’est plus comme avant, » dit-il. « Je me vois comme le dernier, ou un des derniers, à encore tenir le fort dans le coin. »
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