Il y a beaucoup de choses que j’aime dans le voyage, et quelques-unes que je n’aime pas. L’une des principales, c’est d’avoir affaire à un snob du voyage.
Vous voyez le genre. Ils connaissent les meilleurs hôtels, les meilleurs restaurants, les meilleures excursions. Ils savent tout. Et même si personne ne leur a rien demandé, ils vont quand même vous donner leur avis.
Ce sont des maîtres autoproclamés, supérieurs aux autres, mais avec une vision étroite du voyage. Et leurs conversations tournent toujours autour d’eux. Ce que les autres pensent leur importe peu. Le pire, c’est qu’ils ne se rendent souvent même pas compte de l’effet qu’ils ont sur leur entourage, et ne montrent aucun recul.
Voici comment repérer un snob du voyage, comment éviter d’en devenir un, et quelques façons saines de gérer leur présence.
Critiquer les itinéraires des autres
« Quoi ? Tu n’as pas vu X ? Comment t’as pu rater ça ? » Ce n’est pas parce qu’un endroit est une priorité pour vous qu’il l’est pour les autres. Ne supposez pas que tout le monde partage vos goûts.
Le monsieur-je-sais-tout pendant les visites
Lors d’une visite guidée à pied à Gênes, un homme s’est immédiatement imposé comme un pseudo-guide. Il interrompait sans cesse pour donner son avis, ajoutant des précisions historiques comme s’il était en compétition avec le guide officiel.
Le reste du groupe en avait visiblement assez : soupirs, regards au ciel. Certains sont allés voir le guide à part pour lui expliquer que ça devenait pénible. Il a donc pris l’homme à part, calmement, et après quelques minutes, celui-ci a décidé de faire cavalier seul.
Même si vous êtes passionné par un lieu, laissez le guide faire son travail. Les gens sont là pour l’écouter, pas vous.
Le faux expert d’une culture
Découvrir d’autres cultures est l’un des plaisirs du voyage. Mais ce n’est pas parce qu’on a visité un pays plusieurs fois qu’on en devient expert.
Dans un musée autochtone à Santa Fe, un homme commentait bruyamment les œuvres des Pueblos. Un ami, spécialiste de l’art tribal, a vite compris que ses propos étaient faux. Se prétendre expert ? Non.
Se plaindre du nombre de touristes
Un classique : ce couple qui visite Venise ou Santorin en plein été… et se plaint des foules. La seule réponse possible : « Vous y êtes aussi, non ? »
Mépriser les sites emblématiques
« On ne va pas dans les endroits trop touristiques. On préfère les lieux reculés, authentiques. » Voilà du snobisme pur.
Ma famille a visité la maison d’Anne Frank à Amsterdam. Quelqu’un a dit ensuite : « Pourquoi aller là ? C’est un piège à touristes. » D’une part, nos enfants voulaient comprendre cette période historique. D’autre part, qui peut vraiment visiter ce lieu et en ressortir en disant ça ? Sérieusement.
Comment gérer un snob du voyage
Comprendre leur motivation peut aider : l’arrogance masque souvent une insécurité. Vous n’avez pas à régler leurs problèmes, mais vous n’avez pas à subir leur comportement non plus.
Inutile de débattre avec eux — ça ne fera que renforcer leur posture. Le mieux reste de se désengager.
Lors d’une croisière fluviale en Europe, un couple s’est installé près de nous. Ils ont tout de suite monopolisé la conversation. Plutôt que de les confronter, nous avons simplement quitté la pièce, prétextant un autre rendez-vous.
Un autre exemple plus direct : mon beau-frère, en réponse au commentaire méprisant sur la maison d’Anne Frank, a dit : « Parce que je ne peux pas voir la maison d’Anne Frank à Asheville, en Caroline du Nord. » Fin de discussion.
En résumé : ne soyez pas ce type de personne. Le snobisme n’arrange rien, et le voyage mérite mieux. Et si vous croisez un snob du voyage, souvenez-vous que personne ne peut ruiner votre expérience… sauf si vous le laissez faire.
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