
par Jen Mallia
Dernière mise à jour: 8:05 AM ET, Tue July 8, 2025
Des Canadiens qui hésitaient déjà à dépenser leur argent aux États-Unis auront une nouvelle raison de réfléchir : une hausse des frais pour les visiteurs étrangers dans les parcs nationaux américains.
Un décret signé le 3 juillet 2025 ordonne au Département de l’Intérieur (dont dépend le Service des parcs nationaux) d’augmenter les frais d’entrée imposés aux visiteurs non résidents.
Le décret ne précise pas quand cette nouvelle tarification entrera en vigueur ni quel sera le montant exact. La Maison-Blanche affirme toutefois que ces revenus supplémentaires générés par les touristes étrangers devraient permettre de financer des « centaines de millions » en projets de conservation.
Les frais payés par les usagers serviront à financer les investissements dans les parcs, réduire l’arriéré d’entretien, construire ou rénover des infrastructures clés, et soutenir divers projets de conservation.
Selon Reuters, seulement 100 des 433 unités administrées par l’agence facturent actuellement des droits d’entrée, et les tarifs varient d’un site à l’autre. On ignore donc encore où et comment ces nouveaux frais pour les touristes étrangers seraient appliqués.
La fiche d’information de la Maison-Blanche présente le décret comme une façon de « prioriser les Américains » et demande au Service des parcs de garantir aux résidents des États-Unis un accès prioritaire dans les systèmes de permis ou de réservation. Le document soutient aussi que les frais additionnels imposés aux étrangers sont équitables, puisque les contribuables américains financent déjà les parcs par leurs impôts. La Maison-Blanche ajoute que ce modèle correspond à celui utilisé par plusieurs pays.
Au Canada, toutefois, la tarification des parcs nationaux ne varie pas selon le lieu de résidence. Grâce au programme Canada Fort, les Canadiens et les visiteurs étrangers peuvent accéder gratuitement aux parcs nationaux.
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La fiche souligne aussi l’adoption du Great American Outdoors Act lors du premier mandat de Donald Trump, présenté comme « l’investissement le plus important de l’histoire dans les parcs et les terres publiques américains, et la mesure de conservation la plus significative depuis la présidence de Teddy Roosevelt ». Le texte ne mentionne toutefois pas les changements apportés au Service des parcs depuis qu’il relève du DOGE, ni les importantes compressions en effectifs, en services et en heures d’ouverture qu’ont connues les parcs au cours du mandat actuel.
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