
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 9:05 AM ET, Fri June 13, 2025
Alors que les villes de Tokyo, Kyoto et Osaka continuent d’attirer l’attention des voyageurs internationaux, les autorités japonaises souhaitent rééquilibrer cette image. L’Office national du tourisme du Japon (JNTO) met de l’avant des destinations moins connues et invite les Canadiens à explorer des régions souvent ignorées, mais riches en culture, en histoire et en expériences singulières.
Parmi les exemples présentés figure la préfecture de Tottori, où le parc floral Tottori Hanakairo abrite une passerelle d’un kilomètre surélevée à huit mètres du sol, offrant une vue spectaculaire sur 50 hectares de jardins aux inspirations variées. Le site, qui conjugue traditions horticoles japonaises et design occidental, devient particulièrement saisissant à la tombée du jour, lorsqu’un million de lumières illuminent les allées et les serres.
Autre suggestion : le sentier de grande randonnée de Michinoku, inauguré en 2019. Long de 900 kilomètres, il longe la côte nord-est du Tohoku, entre les préfectures d’Aomori et de Fukushima. En plus d’une nature préservée et spectaculaire, le tracé traverse des villages marqués par le séisme et le tsunami de 2011, où les visiteurs peuvent entendre les récits de reconstruction des habitants.
Pour les amateurs de plein air, la préfecture de Gunma propose une autre approche : Minakami s’impose comme un haut lieu du rafting au Japon, notamment sur la rivière Tone, l’une des plus importantes du pays. La combinaison de descentes en eaux vives et de bains thermaux en pleine nature y attire un nombre croissant de visiteurs.
Dans un tout autre registre, la préfecture de Fukui offre un cadre de silence et de contemplation au temple zen Eiheiji. Niché en forêt, ce monastère permet aux visiteurs de s’initier à la méditation zazen sous la guidance de moines bouddhistes, dans un environnement sobre où le son de l’eau et du bois rythme le temps.
Enfin, la ville thermale de Beppu, sur l’île de Kyushu, propose une immersion totale dans la géothermie. Au-delà des fameuses sources chaudes surnommées les « Enfers », les visiteurs découvrent des bains de sable chauffé, des inhalations à base de plantes, et une gastronomie vapeur cuite directement à l’aide des jets souterrains. À l’atelier Jigoku Mushi Kōbō, on peut soi-même cuire légumes, fruits de mer et œufs dans la vapeur naturelle, pour un repas simple mais profondément ancré dans le terroir.
Ces efforts s’inscrivent dans une stratégie plus large de diversification touristique, visant à mieux répartir les flux de visiteurs tout en valorisant les réalités locales.
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