
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 7:05 AM ET, Thu July 3, 2025
Le vrai secret d’un bon séjour à Punta Cana? Le faire à Miches.
Club Med s’y est installé depuis une vingtaine d’années, mais c’est seulement cette année que les autres gros joueurs de l’industrie ont flairé le filon. L’idée? Transformer Miches en prochain Punta Cana. Ou prochain Tulum, c’est selon.
Punta Cana a l’avantage d’être pratique. L’aéroport a littéralement été construit pour ses tout-inclus, qui se comptent par dizaines. Et la vie nocturne vaut le détour. Du moins, si vous réussissez à sortir du resort. Au Zel by Melià, où j’étais, il fallait remplir un formulaire sur tablette chaque fois qu’on voulait franchir la barrière, sauf en excursion « officielle ». Ce n’était évidemment pas pour notre sécurité – un formulaire ne protège personne de rien – même si c’est l’excuse qu’on nous servait.
Avant même d’arriver à la fameuse guérite, à un kilomètre de l’hôtel (l’un des cinq dans un même complexe entouré de murs assez hauts pour qu’on se demande qui on veut vraiment empêcher d’entrer ou de sortir), il fallait se frayer un chemin à travers le personnel. Pas hostile, mais passivement alarmiste. On vous fait sentir que quitter les lieux, c’est risquer sa peau.
C’est un classique des tout-inclus. Même chose vécue en Jamaïque. Ce n’est pas agréable, et ce n’est pas honnête non plus. À Punta Cana – comme à Negril ou à Cozumel – les gens dont on cherche à vous protéger sont les mêmes qui vous servent au buffet. Des villes d’industrie, peuplées presque uniquement de travailleurs de l’hôtellerie.
Résultat : à moins d’être obstiné, les endroits comme le Drink Point, la Plaza España ou les carrefours vivants de Varón et Friuza restent hors de portée.
Alors pourquoi ne pas viser un coin moins peuplé? Un lieu touristique encore en formation, où on n’est pas 20 000 à vouloir la même chose. À Miches, on parle de quelques milliers à peine, répartis sur un territoire plus varié.
Oui, il y a des plages, et elles font ce qu’une plage doit faire. Mais il y a aussi des montagnes, des forêts. Que vous les visitiez ou non n’a pas d’importance – le simple décor change tout.
Et puis, détail non négligeable : un tout-inclus avec un resto dominicain. Ce n’est pas commun. Essayez de trouver du vrai jerk dans les tout-inclus jamaïcains. Ou même un plat bajan à la Barbade.

Tao, le restaurant à thème taïno du Zemi (Photo Credit: Bert Archer)
Au Zemi Miches, tout nouveau cinq étoiles affilié à la collection Curio de Hilton, on trouve non seulement un resto qui revisite la cuisine dominicaine, mais aussi une inspiration claire dans le design : la culture taïno, celle des premiers habitants du pays, effacés par la colonisation espagnole.
Le complexe rend hommage à cet héritage dans ses matériaux, ses formes, et même dans la programmation – ateliers, spectacles, et cérémonies inspirées des traditions locales.
Les enfants ont leur club, les ados auront bientôt le leur, et pour les adultes : un spa de 16 000 mètres carrés est prévu d’ici la fin de l’année, avec soins au moringa – une plante riche en antioxydants qu’on retrouve souvent en infusion ou en huile, censée raviver la peau. On y proposera aussi un massage au sable de quartz et des rituels au cacao.

Une section du complexe de piscines du Zemi (Photo Credit: Bert Archer)
L’établissement a ouvert le 30 juin. Il est aussi inclus dans les forfaits de Vacances Air Canada, ce qui ne gâche rien. Ce n’est pas pour tous les portefeuilles, certes – comme le Four Seasons, qui s’en vient dans le coin. Mais le Vivo by Wyndham, qui a ouvert en décembre, propose une alternative plus accessible.

(Photo Credit: Bert Archer)
On y croise surtout des Argentins et des Italiens. L’ambiance est donc résolument non états-unienne. Les chambres sont confortables, sans extravagance. Les installations sont bien pensées. Et le buffet principal – une grande salle avec des tables de cafétéria – est peut-être ce que l’hôtel a de plus réussi. Ambiance décontractée, pas de flafla, et un menu honnête. Ça change agréablement des restos prétentieux à chandelles et nappe blanche. Une bonne assiette dans une atmosphère simple, c’est aussi satisfaisant qu’un plongeon dans la baie de Samaná.

La plage du Viva (Photo Credit: Bert Archer)
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