
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 11:55 AM ET, Wed October 29, 2025
Le Devoir publie un reportage signé Sarah Collardey et Léo Mercier-Ross sur la dévastation causée en Jamaïque par l’ouragan Melissa, la plus violente tempête tropicale de 2025 dans le monde.
Classé en catégorie 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson, l’ouragan a balayé l’île mardi avec des rafales atteignant près de 300 km/h. Le ministre de l’Environnement jamaïcain a parlé de « ravages catastrophiques ».
Parmi les témoignages recueillis, celui de Pierre Lemaire, président de l’Alliance française de la Jamaïque, installé à Kingston depuis 1976. « On ne sait pas si le toit de notre maison va tenir », a-t-il confié, alors que l’électricité était déjà coupée depuis deux heures et que la pluie tombe « sans arrêt depuis trois jours ». Lemaire, qui a connu les ouragans Gilbert en 1988 et Béryl en 2024, affirme n’avoir « jamais vu un ouragan aussi lent ».
Le Devoir rapporte aussi les inquiétudes de Sophie Rouleau, Québécoise qui partage sa vie entre Lanaudière et Bluefields, dans le sud-ouest de l’île. Coincée au Québec, elle reste sans nouvelles de sa communauté rasta : « Ça fait deux nuits qu’on ne dort pas. » Elle a lancé une campagne de financement pour venir en aide à ses amis sur place.
Le climatologue Philippe Gachon, de l’UQAM, explique que Melissa s’accompagne de « précipitations pouvant atteindre 700 à 800 millimètres, l’équivalent d’une année complète », un phénomène amplifié par des températures exceptionnellement élevées dans l’Atlantique.
La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré sur X que le Canada suivait la situation de près et se tenait prêt à fournir une aide humanitaire.
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