
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 11:05 AM ET, Tue May 20, 2025
Le 22 juillet dernier, on a appris qu’un important incendie de forêt menaçait le village de Jasper. On a vu passer des photos — troublantes, mais peu précises — puis quelques nouvelles les jours suivants, elles aussi vagues. Et depuis la fin de l’été, presque plus rien.
TravelPulse Québec s’est rendu sur place en fin de semaine pour voir, de nos propres yeux, comment les choses ont évolué.
Ce qu’on a vu : c’est rassurant.
Environ le tiers du village a été détruit ou gravement endommagé. Pour les résidents, c’est encore difficile — surtout que la majorité des bâtiments perdus étaient des maisons.

Légende : Sur cette vue aérienne prise le 19 mai 2025, on distingue clairement les zones touchées par l’incendie et celles épargnées. (Photo Credit: Bert Archer)
Les deux artères commerciales, Connaught Drive et Patricia Street, ont été en grande partie épargnées. Deux stations-service, un hôtel (le Mount Robson), deux églises, quelques restaurants et boutiques ont été touchés. Jasper Brewing Co., pilier de la scène locale, était toujours fermé lors de notre passage.
Mais d’autres repères familiers, comme Baxter’s Gifts (en affaires depuis 1935), ou encore l’hôtel Astoria (1925), avec ses trois pignons caractéristiques, sont encore là — et ouverts.
Aussi, l’hôtelier et restaurateur qui domine le marché, ici et à Banff — Pursuit, anciennement Greyhound, une entreprise états-unienne dirigée par un PDG québécois ayant lancé sa carrière à Tremblant — qui a acheté sept hôtels à Jasper en 2019 ainsi que plusieurs restos, a été presque pas touché du tout, à part un resto, le Maligne Canyon Wilderness Kitchen, qui a été détruit.
TravelPulse Québec a séjourné au Lobstick, un petit hôtel trois étoiles parmi les sept hôtels de Pursuit, à leur invitation, pour documenter l’état actuel de Jasper.

Légende : Le Lobstick Lodge se trouve au nord de la ville, à environ 15 minutes de marche du centre (Photo Credit: Bert Archer)
C’était la fin de semaine de la Journée nationale des patriotes. Il y avait des visiteurs — surtout des Américains arrivés à bord du Rocky Mountaineer. Mais l’ambiance restait calme. On ne retrouvait pas l’achalandage habituel d’un premier week-end d’été. (Cela dit, dimanche soir, selon le gérant du Forest Park Hotel, il ne restait qu’une seule chambre libre dans les sept établissements Pursuit.)
On soupçonne que les récits d’incendie — et l’incertitude quant à ce qu’on y trouverait — ont freiné les visiteurs.
On a pourtant retrouvé une ville debout, en reconstruction, avec encore beaucoup à offrir. TravelPulse Québec a recensé de bons endroits où déjeuner, souper, magasiner des souvenirs, ou encore prendre un peu de hauteur avec le Skytram (opéré lui aussi par Pursuit). On reviendra avec tout ça dans un ou deux textes à venir.
(Photo Credit: Bert Archer)Mais pour l’instant, disons-le simplement : Jasper est encore debout, Jasper tient bon. La ville a besoin de l’appui des visiteurs pour se remettre de l’incendie. Et c’est une des villes les plus saisissantes — non seulement au Canada, mais à l’échelle du monde.
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