
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 9:05 AM ET, Mon March 10, 2025
Il y a cinq ans, le monde tel que nous le connaissions s’est figé sur place, bouleversant nos vies et stoppant net le voyage en Europe, alors en pleine croissance.
Le secteur du voyage en Europe a traversé une période de chaos inédite, suivie d’un retour en force, qui a aussi apporté son lot de problèmes.
Même si tout semble être revenu à la normale, le voyage en Europe n’est plus le même qu’avant la pandémie, et ces cinq changements en sont la preuve.
L’explosion du surtourisme
Soyons clairs : les problèmes liés au surtourisme existaient bien avant la COVID, et la grogne montait déjà dans plusieurs destinations du continent.
Puis la pandémie a tout mis sur pause, reléguant ces enjeux au second plan.
Alors que les rues et les places sont restées vides et silencieuses, presque chaque destination submergée par les foules en a profité pour promettre qu’elle allait « reconstruire mieux » et que le tourisme allait se transformer.
Dans l’ensemble, une fois les foules revenues après des mois de calme, rien n’avait changé. Le contraste a été si brutal que le surtourisme est devenu un sujet de conversation incontournable, s’inscrivant aux côtés d’autres phénomènes post-pandémiques comme le « revenge travel », le « set-jetting » et les voyages inspirés par TikTok.
Bref, il y a cinq ans, le surtourisme était un enjeu de niche ; aujourd’hui, on a du mal à suivre les réactions et les mesures mises en place.
Des mesures concrètes contre le surtourisme
Avant la COVID, il y avait beaucoup de discussions et de plaintes sur le surtourisme, mais très peu d’actions concrètes.
Ce n’est plus le cas. Depuis, plusieurs villes et villages européens ont instauré des mesures qu’ils jugent efficaces. Amsterdam tente de réguler les nouveaux hôtels et les croisières, Barcelone s’attaque à la location à court terme, tandis que Florence et Rome interdisent les boîtiers à clés pour ces mêmes locations.
Mais c’est sans doute Venise qui incarne le mieux cette approche proactive avec son « droit d’entrée » instauré à certaines dates en 2024 et déjà renouvelé pour 2025.
Le voyage en Europe devient de plus en plus numériqueL’essor des expériences automatisées
Des bornes d’enregistrement automatique dans les hôtels aux menus numériques accessibles uniquement par code QR, le voyage en Europe devient de plus en plus numérique.
Dès la frontière, comme ailleurs, les contrôles traditionnels ont laissé place à l’automatisation. Bien souvent, il suffit maintenant de regarder un écran, de poser un doigt sur un capteur, et c’est fait.
Et bientôt, au grand désespoir de plusieurs, le tampon dans le passeport disparaîtra.
D’ailleurs, sans qu’on y prête attention, le laissez-passer Eurail est devenu numérique, tout comme de nombreux billets d’entrée à travers le continent.
C’est bien pratique… tant qu’on a assez de batterie !
L’essor des réservations à l’avance
Parlant de billets d’entrée, ce qui n’était qu’une tendance naissante dans les années 2010 est devenu incontournable : presque tous les grands sites touristiques d’Europe permettent d’acheter des billets à l’avance et de « sauter la file ».
Ce phénomène a décollé avec la nécessité de distancer les visiteurs et de leur attribuer des plages horaires. Aujourd’hui, c’est devenu un moyen efficace de gérer les flux… et pour nous, voyageurs, c’est un sacré gain de temps.
Le succès des petits groupes
Quand la COVID a frappé, beaucoup d’entre nous ont dit : « Je ne pourrai jamais retourner dans une grande foule ! » Les voyagistes ont écouté.
Même si la peur des foules s’est estompée, les expériences en petits groupes ont explosé en popularité à travers l’Europe. Que ce soit des visites gastronomiques, des accès en coulisses à des sites prestigieux ou des circuits en groupes réduits, les voyageurs recherchent des expériences plus exclusives et personnalisées.
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