Alors que les agents de bord se battent pour de meilleurs salaires, l'incident au Japon rappelle leur importance

Image: PHOTO: Flight crew on the tarmac. (photo via YakobchukOlena/iStock/Getty Images Plus)
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par Marsha Mowers
Dernière mise à jour: 7:40 PM ET, Thu January 4, 2024

Alors que le Japon débute son enquête sur la collision survenue entre un Airbus 350 de Japan Airlines et un appareil de type De Havilland Dash-8 appartenant aux Garde-Côtes à l'aéroport international de Haneda le 2 janvier, le monde entier s'entend sur une chose, du moins : le travail incroyable de secours et d'évacuation de l'équipage en vol. Les 379 personnes à bord de l’A350 ont pu s’en miraculeusement s'en sortir indemnes. À la suite de la collision, une douzaine de membres d'équipage sont intervenus lorsque l'avion s'est immobilisé, s'assurant que les 367 voyageurs aient évacués l'avion en toute sécurité, quelques minutes seulement avant qu'il ne soit ravagé par les flammes.

Cinq des six passagers de l'avion de la Garde Côtière ont été tués sur le coup et le pilote a été grèvement blessé. Alors que certains voyageurs perçoivent les agents de bord comme de simples « serveurs dans les airs », l’incident de mardi est un rappel important de leur véritable rôle – et de leur valeur. Ce sont des spécialistes formés de la sécurité aérienne et dont le travail consiste à assurer la sécurité de tous les passagers en cas d'urgence.

Wesley Lesosky, président de la composante Air Canada du SCFP, qui représente 9 500 agents de bord d'Air Canada et d'Air Canada Rouge, souligne que la sécurité est la principale responsabilité du rôle de l'équipage en vol. « Les agents de bord sont avant tout des professionnels de la sécurité. Même si le public pense probablement surtout à nous qui faisons le service des boissons et aidons à ranger les bagages, les choses peuvent mal se passer à 30 000 pieds d'altitude », explique Lesosky.

« Des incendies aux premiers secours, nous sommes largement formés et préparés pour gérer toutes sortes de crises dans les airs et au sol. Offrir le meilleur service possible, tout en se préparant au pire des cas, est au cœur de notre travail chaque jour. Pour une industrie qui a été malmenée par une pandémie, des interruptions de service et de multiples plaintes concernant des retards et des bagages perdus, la démonstration inspirante de mardi des connaissances et des capacités de l’équipage devrait rappeler plus que jamais aux voyageurs leur importance.  Cela arrive aussi à un moment où de nombreux agents de bord se sentent sous-évalués.»

L’incident arrive effectivement en même temps que les négociations avec le Syndicat des agents de bord de Transat, où, plus tôt cette semaine, les quelque 2 100 agents de bord ont rejeté une entente de principe visant le renouvellement de leur convention collective. Les problèmes fondamentaux relevés sont le travail non rémunéré et de meilleurs salaires. Des frustrations similaires ont été exprimées par les agents de bord d’autres compagnies aériennes. Le problème majeur est que de nombreux agents de bord ne commencent à être payés qu’une fois la porte de l’avion fermée. Cela signifie que leur rôle dans l’embarquement des passagers et les contrôles de sécurité avant le vol est non rémunéré. L'accord rejeté avec Transat prévoyait des augmentations de salaire de 18 % sur cinq ans.

« Au cours des 15 dernières années, nos membres ont dû faire d'importants sacrifices dans des moments difficiles pour l'industrie », a déclaré Dominic Levasseur, président de la composante Air Transat du SCFP. « Aujourd’hui, face à la hausse vertigineuse du coût de la vie et aux perspectives favorables du secteur, ils sont prêts à agir. Plus de 50 % d'entre eux ont été contraints d'accepter un deuxième, voire un troisième emploi pour joindre les deux bouts, et leur salaire de départ n'est que de 26 577 $ par année », ajoute Levasseur.

De son côté, Transat dit vouloir reprendre les négociations et trouver une solution.

 

"Nous étions parvenus à un accord de principe négocié de bonne foi, qui répondait aux intérêts des deux parties. Nous sommes déçus de ce résultat, car nous étions convaincus que l'accord de principe serait accepté par la majorité de nos agents de bord. Nous revenons à la table de négociation, et notre objectif demeure de trouver un terrain d'entente le plus rapidement possible." ont-ils fait savoir dans un communiqué envoyé plus tôt cette semaine






















 







































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