
par Jen Mallia
Dernière mise à jour: 9:05 AM ET, Thu October 23, 2025
La grève des agents de bord d’Air Canada cet été a mis en lumière la structure salariale du personnel de cabine et l’ampleur des heures non rémunérées dans l’industrie aérienne. Le 21 octobre 2025, le chef du NPD, Don Davies, a déposé à la Chambre des communes le projet de loi C-409, intitulé Loi sur l’équité pour les agents de bord, afin d’interdire cette pratique.
Ce projet de loi d’initiative parlementaire modifierait le Code canadien du travail pour garantir que les agents de bord soient payés à leur plein taux horaire négocié pour toutes leurs tâches, y compris avant et après le vol ainsi que durant la formation.
« Il n’est pas normal qu’on s’attende à ce que des gens travaillent sans être payés, alors que cette pratique perdure depuis des années pour les agents de bord canadiens, » a déclaré Davies. « Cette situation est inacceptable et doit cesser. »
Si la grève s’est conclue par une entente prévoyant une rémunération pour le temps de préparation avant vol chez Air Canada, d’autres compagnies continuent d’appliquer la « norme de l’industrie » qui consiste à ne payer le personnel de cabine qu’à partir du moment où l’appareil commence à rouler jusqu’à son arrêt complet.
Ce mode de rémunération exclut donc la majorité du travail effectué au sol : les démonstrations de sécurité, les vérifications avant vol, l’assistance aux passagers à mobilité réduite ou ayant des besoins particuliers, ainsi que les urgences médicales ou de sécurité avant le décollage.
« En tant qu’agents de bord, nous sommes des professionnels de la sécurité qui faisons preuve d’un dévouement constant. Or, depuis trop longtemps, notre engagement envers notre travail et nos passagers est exploité par certaines des entreprises les plus rentables du pays, » a affirmé Natasha Stea, présidente de la section locale 4091 du Syndicat canadien de la fonction publique, aux côtés de Davies lors du dépôt du projet de loi. « Depuis des années, les agents de bord travaillent gratuitement pendant l’embarquement, les retards, le débarquement, les urgences au sol et plus encore. »
Selon un communiqué du NPD, les agents de bord canadiens effectuent en moyenne 35 heures de travail non rémunéré par mois, et 80 % d’entre eux sont des femmes.
« Tout travail mérite salaire, et avec ce projet de loi, nous nous rapprochons d’un Canada où chaque travailleur aura droit au respect et à une rémunération pour chaque minute passée au travail, » conclut Stea.
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