
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 11:05 AM ET, Mon November 10, 2025
Ce n'est pas un transporteur low-cost comme les autres.
Évidemment que non : elle est française.
Ryanair, Wizz, Pegasus, AirAsia et les autres permettent de traverser un continent pour le prix d'un billet d'autocar entre Montréal et Toronto. On renonce aux fioritures : bagages enregistrés, service attentionné, design digne de ce nom.
Et c'est très bien ainsi. J'aurais continué sans problème à wizzer d'un bout à l'autre de l'Europe en considérant ces vols comme de simples parenthèses dans le plaisir actif du voyage.
Puis j'ai accepté l'invitation de French Bee à essayer sa nouvelle liaison directe Montréal–Paris Orly.
Ce qui attire l'attention d'abord, c'est le tarif : un peu plus de 200 $ pour un aller simple YUL–ORY. Difficile de faire mieux. La configuration 3 x 4 x 3 est étroite, et les allées de leurs A350 le sont encore un peu plus que celles des autres transporteurs à rabais. (Conseil d'initié : pour vos clients, visez les sièges 36 A et C ou H et J ; ils auront de la place à revendre.) Si vous avez l'habitude de ces compagnies, l'expérience semblera familière ; à moins d'atteindre le mètre 90, on s'en sort très bien.

La cabine économique plus serrée de French Bee (Source: French Bee)
Là où ça change vraiment, c'est dans le service et le design — les deux, en Premium Blue comme en Smart.
Surtout le design.
Alors que les chaînes hôtelières redécouvrent la valeur du design avec des marques comme Citizen M, Moxy, Alt ou 25 hours, les compagnies aériennes, elles, rendent leurs cabines économiques de plus en plus laides au profit du haut de gamme.
(Photo Credit: Bert Archer)French Bee a choisi une autre voie. Le vin y est servi dans des bouteilles en forme d'éprouvette. Les écrans sont noirs, élégants, soulignés de touches de bleu. Les menus et interfaces affichés sont pensés, ludiques même. Et la carte des boissons — une maudite pomme, un Canadian Mule (merci pour le clin d'œil), un Vodkapple, entre autres — donne l'impression qu'on est là pour en profiter, pas juste l'endurer.
(Photo Credit: Bert Archer)J'étais en Premium Blue, donc je ne peux pas juger du service en Smart, mais celui du Premium égalait ou dépassait celui des classes équivalentes sur les transporteurs traditionnels.
Mais voilà le truc : selon la période, le Premium Blue coûte à peu près le prix d'un siège économique sur une compagnie classique. Dans le pire des cas, quelques centaines de dollars de plus — loin des milliers exigés pour les classes Premium des transporteurs historiques. Et c'est tout simplement meilleur. Pour les voyageurs au budget éco mais aux goûts exigeants, les options se font rares. Nous avons Porter, certes, mais le reste est mince. French Bee est peut-être la réponse française à Porter. En version abordable.
Pas de points à accumuler pour l'instant. Et si vous restez fidèle aux transporteurs traditionnels, pour ça ou autre chose, je ne vous ferai pas changer d'avis. Il y a même, à ma grande surprise, des Canadiens qui n'aiment pas Porter.
Chacun son mauvais goût, j'imagine.
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