
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 8:05 AM ET, Sat November 29, 2025
Airbus a dû modifier en urgence un logiciel de commandes vulnérable sur des appareils de la famille A320, et l’avionneur est intervenu rapidement vendredi et samedi sur plusieurs milliers d’avions, selon les informations rapportées par La Presse à partir du travail de Hugues Honoré et des bureaux de l’AFP. Une centaine d’appareils devraient toutefois rester immobilisés plus longtemps.
Guillaume Faury, PDG d’Airbus, a présenté des excuses publiques dans un message cité par La Presse : « Je veux présenter nos excuses sincères à nos clients, les compagnies aériennes, et aux passagers qui sont actuellement touchés. Mais nous considérons que rien n’est plus important que la sûreté quand les gens empruntent l’un de nos appareils, comme le font des millions d’entre eux tous les jours. »
Le ministre français des Transports Philippe Tabarot a indiqué sur BFMTV que l’avionneur avait pu corriger la défaillance « sur plus de 5000 appareils » dans la nuit de vendredi à samedi. Selon ses déclarations rapportées par La Presse, le nombre d’avions devant rester immobilisés serait passé d’« un millier » à « une centaine ».
Air France a signalé samedi qu’elle pouvait transporter l’ensemble de ses clients, à l’exception du réseau régional Caraïbes, tandis que Lufthansa a précisé que « la plupart des mises à jour logicielles ont déjà pu être effectuées ». EasyJet n’a annulé aucun vol. Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a ajouté que « pour l’immense majorité de ces avions », la mise à jour « peut se faire à distance ».
D’autres transporteurs sont plus touchés : Avianca estimait que plus de 70 % de sa flotte était concernée et anticipait des « perturbations importantes dans les dix jours à venir ». En Inde, 68 appareils restaient en attente d’intervention samedi soir.
Au Canada, l’impact demeure limité. Air Canada indique que seuls quelques-uns de ses appareils utilisent le logiciel vulnérable et ne prévoit pas de perturbations majeures. Les voyageurs peuvent vérifier le statut de leur vol en ligne.
TravelPulse suivra l’évolution de la situation.
Avec la collaboration de Natasha Lair-McKenty
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