À considérer : les Porterbreaks

Image: Une agente de bord de Porter dans son chapeau cloche
Image: Une agente de bord de Porter dans son chapeau cloche
Bert Archer
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 10:10 AM ET, Fri April 17, 2026

Il est temps qu'on apprenne à mieux connaître notre pays.

Et comme tout voisin fouineur d'une sitcom des années 80 vous le dira, il n'y a pas de meilleure façon de connaître quelqu'un que de passer chez eux à l'improviste.

Ce n'est pas vraiment dans nos habitudes, au Canada. On peut descendre à New York ou à Boston si on est à Montréal ou à Toronto, ou peut-être à Seattle si on est à Vancouver ou à Victoria. Mais on n'a pas tendance à sauter un ou deux fuseaux horaires pour passer un week-end dans une ville canadienne qu'on connaît mal.

Il y a un mot pour ce genre de voyage en Europe. On appelle ça des city breaks. À l'opposé du grand tour, les Européens ont commencé à les faire à peu près au moment où le Rideau de fer est tombé, et maintenant ça fait partie de la vie. Sauter de Paris à Prague, de Francfort à Zagreb, de Toulouse à Timișoara. Sans qu'on ait, à ma connaissance, de mot pour ça, ça se fait aussi en Asie du Sud-Est, grâce à des compagnies comme VietJet, la plus sympathique de la région, spécialisée dans les bons produits locaux et une image de marque vraiment réussie.

Parce que c'est une grande part de l'expérience du city break : l'expérience justement.

Porter comprend ça.

Plus que tout autre transporteur au Canada, Porter semble avoir saisi qu'il vend une expérience — pas seulement celle de son service, mais celle du Canada lui-même. C'est pour ça qu'il sert le café St-Henri du marché Jean-Talon. Il paraît qu'il y a une torréfaction spéciale pour les vols, et c'est étonnamment buvable à dix mille mètres, ce qu'on ne peut pas dire de presque n'importe quel autre café d'avion, à part celui d'Austrian. Il y a aussi le thé Sloane de Toronto (je ne bois pas de thé, mais j'applaudis le geste), la Moosehead de Saint John, le Jackson-Triggs du Niagara (pas une surprise, mais quand même bien), et des cocktails prémélangés dans de petites fioles à médicaments signées Tumbler & Rocks, de Fort Saskatchewan en Alberta.

St-Henri coffee inflight on Porter
(Photo Credit: Bert Archer)

Tout sauf les cocktails est gratuit.

Je ne veux pas glisser dans le publi-reportage. Je suis un fan sincère de Porter, et ce depuis leur lancement. Les petits chapeaux cloches des agentes de bord, le petit raton laveur comme mascotte, tout ça grâce à Tyler Brûlé, le fondateur canadien de Wallpaper, qui a aussi conçu le magazine de bord — qu'ils publient miraculeusement toujours, et qui, plus miraculeux encore, reste agréable et utile.

Les trajets ne sont pas toujours aussi courts qu'en Europe ou en Asie du Sud-Est, je vous l'accorde. Mais en regardant les temps de vol, même le Montréal-Vancouver fait à peine cinq heures, ce qui, pour une longue fin de semaine — ou même une pas si longue — n'est pas une si mauvaise idée.

Re:Porter inflight magazine on Porter
(Photo Credit: Bert Archer)

Le but du transport aérien, c'est d'abréger les distances. Et en grande partie, il y arrive, mais nous, les Canadiens, et surtout nous, les Québécois, on peut se décourager vite quand on pense aux temps de transfert et de déplacement pour les vols intérieurs.

La réponse à ça, pendant des années, ça a été l'aéroport Billy Bishop de Porter — auquel ils ajoutent, cet été, l'aéroport Montréal-Est, ce qui, si vous êtes sur l'île comme moi, ou encore mieux à Longueuil, va changer la donne. Non seulement ça élimine le temps de transfert jusqu'à Dorval, mais ils augmentent le nombre de vols directs, ajoutant Winnipeg, Moncton, Charlottetown et Saint John, en plus du répertoire actuel : Vancouver, Calgary, Edmonton, Halifax et, bien sûr, Toronto.

Pour tester ma théorie du city break, Porter m'a fourni un vol pour Halifax récemment, sur lequel j'écrirai bientôt. Mais en gros : les city breaks, c'est fantastique. Je suis allé à Halifax au moins une demi-douzaine de fois, mais il y avait quelque chose dans la nature de ce voyage — peut-être l'idée que je pourrais en refaire un semblable dans un mois ou deux si l'envie me prenait — qui le rendait plus chaleureux, plus… familier.

J'espère faire d'autres de ces Porterbreaks, et commencer à voir le Canada à travers ce prisme simple. À suivre.

Sujets de cet article à explorer

Jen Mallia

Jen Mallia

Senior Editor

Jen Mallia is an Edmonton-based writer, editor, and Oxford comma apologist. She is a former senior editor of the CAA/AMA Insider magazines and has written for a host of publications, including The Globe and Mail. National Post, The Guardian, Today's Parent, and InStyle. 

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