
par Donald Wood
Dernière mise à jour: 9:05 AM ET, Mon January 19, 2026
Collision mortelle entre deux trains à grande vitesse en Espagne, le trafic ferroviaire interrompu
Deux trains de passagers à grande vitesse sont entrés en collision dans le sud de l'Espagne dimanche, faisant au moins 39 morts et 123 blessés selon le dernier bilan du ministère de l'intérieur espagnol.
« Les dernières voitures d'un train » de la compagnie Iryo « ont déraillé » près d'Adamuz à 19 h 45, entrant en collision avec les voitures de tête d'un train de la compagnie Renfe qui circulait dans le sens inverse sur une voie adjacente, a expliqué le ministre des transports espagnol, Óscar Puente.
Lundi à la mi-journée, 48 blessés étaient encore hospitalisés, dont 12 en soins intensifs, selon les services d'urgence. Des engins devaient soulever les voitures renversées en début d'après-midi, ce qui pourrait faire évoluer le bilan, selon le président du gouvernement régional d'Andalousie, Juanma Moreno. « Il est malheureusement fort possible que d'autres personnes mortes soient découvertes sous les amas de ferraille », a-t-il souligné, rapporte Le Monde.
Le ministre des transports a évoqué un accident « extrêmement étrange ». « Comment est-il possible que sur une ligne droite, sur un tronçon de voie rénové, avec un train quasi neuf, un événement de cette nature puisse se produire ? », s'est-il interrogé.
« L'erreur humaine est pratiquement écartée », a assuré le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia, selon Le Monde. « Cela doit être lié au matériel roulant d'Iryo ou à un problème d'infrastructure », a-t-il estimé. Sur cette portion de voie ferrée, en ligne droite, limitée à 250 km/h, la vitesse n'était pas en cause dans l'accident : un des trains circulait à 205 km/h, et l'autre à 210 km/h.
Le premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, qui a évoqué « une nuit de profonde douleur », s'est rendu sur place et a annoncé un deuil national de trois jours, de lundi à minuit jusqu'à jeudi à la même heure. « Toute tragédie exige l'unité dans la douleur et l'unité dans les réponses », a-t-il déclaré, assurant que l'État avait agi « comme il le devait, de façon unie, coordonnée et loyale ».
« Il est vrai que la société espagnole, comme nous tous, se demande comment cette tragédie a pu arriver et le temps nous apportera la réponse », a ajouté le chef du gouvernement, qui a promis « une transparence et une clarté absolues ».
Tous les trains circulant entre Madrid et la région d'Andalousie ont été suspendus.
Rédige par Bert Archer
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