
par Mia Taylor
Dernière mise à jour: 8:05 AM ET, Fri March 6, 2026
Le conflit au Moyen-Orient et la fermeture de plusieurs aéroports clés perturbent les liaisons aériennes dans la région et font augmenter le prix des billets.
Les vols entre l’Asie et l’Europe sont particulièrement touchés par la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, rapporte Reuters.
D’importants carrefours aériens régionaux, comme Dubaï, qui accueille habituellement plus de 1 000 vols par jour, ont été fermés pendant deux jours après l’attaque menée par Washington et Israël contre l’Iran. Cette situation a réduit la capacité sur certaines liaisons reliant l’Australie à l’Europe.
Des voyageurs australiens ont dû se dépêcher de modifier leurs itinéraires et réserver de nouveaux vols en passant par d’autres plaques tournantes, notamment en Chine ou à Singapour.
Les transporteurs qui exploitent des vols directs entre l’Asie et l’Europe ont été moins touchés. Plusieurs contournent désormais l’espace aérien fermé du Moyen-Orient en empruntant des routes plus au nord, par le Caucase puis l’Afghanistan, ou plus au sud, par l’Égypte, l’Arabie saoudite et Oman, selon Reuters.
Ces détours allongent toutefois les temps de vol et augmentent la consommation de carburant, ce qui fait grimper les coûts pour les compagnies aériennes. À terme, ces dépenses supplémentaires pourraient se refléter dans le prix des billets.
« En ce moment, l’ensemble du Moyen-Orient est hors limites, ce qui représente un coût élevé pour certaines compagnies », a déclaré Subhas Menon, directeur de l’Association of Asia Pacific Airlines, selon Reuters.
« Si l’Europe ne peut être desservie qu’à un coût très élevé, la rentabilité des compagnies aériennes en souffrira. Au bout du compte, c’est la connectivité qui en paiera le prix. »
Édition : Bert Archer
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