
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 7:05 AM ET, Fri July 11, 2025
Selon Le Devoir, la dépréciation du dollar canadien face à l’euro et à la livre sterling risque de peser lourd sur le budget des vacanciers cet été. Dans un article publié le 8 juillet, Clémence Pavic souligne que l’euro s’est apprécié de plus de 8 % depuis janvier, passant de 1,48 à 1,60 dollar canadien. Une nuitée dans un hôtel à 100 euros coûte désormais environ 160 dollars. Même chose au Royaume-Uni, où la livre sterling a grimpé de 1,75 à 1,86 dollar canadien, faisant passer le coût d’une chambre à 100 livres à environ 186 dollars.
Paradoxalement, les États-Unis — destination que de nombreux Canadiens ont choisi d’éviter — sont devenus plus abordables. Le dollar américain est passé de 1,44 à 1,37 dollar canadien, une baisse de près de 5 %. Cette glissade s’explique en grande partie par les politiques économiques et commerciales du président Donald Trump. « Il y a une perte manifeste de confiance par rapport aux États-Unis et on voit actuellement une reconfiguration de l’échiquier mondial au niveau des devises », explique Jimmy Jean, économiste en chef du Mouvement Desjardins, dans Le Devoir.
« Les grands investisseurs étrangers sont en train de rééquilibrer leurs portefeuilles pour réduire leur exposition au marché américain et aussi mieux protéger leurs risques par rapport au dollar américain », poursuit-il dans Le Devoir.
L’euro, de son côté, tire profit de cette dynamique. « Ce qui explique la performance de l’euro, c’est qu’elle a été l’une des devises plus favorisées par le recalibrage en cours », précise Jean dans Le Devoir. Il observe que les investisseurs européens investissent davantage localement, et que les capitaux asiatiques se tournent eux aussi vers l’euro. Le Canada, trop exposé au commerce avec les États-Unis et disposant d’un marché intérieur plus restreint, ne tire pas autant profit de ce réalignement.
Jean demeure prudent quant à la suite : « L’euro, on dirait que c’est un peu une bouée temporaire », affirme-t-il dans Le Devoir. Selon lui, la fragmentation politique de la zone euro limite son potentiel à remplacer le dollar à moyen et long terme.
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