
par Lacey Pfalz
Dernière mise à jour: 12:25 PM ET, Fri April 10, 2026
Le nouveau système numérique d'entrée et de sortie (EES) de l'Union européenne est entré en vigueur le 10 avril dans l'ensemble des 29 pays de l'espace Schengen. Que doivent savoir les voyageurs qui se rendent en Europe?
Le déploiement de l'EES avait débuté aéroport par aéroport en octobre 2025, avec des résultats mitigés. Ce programme biométrique, censé remplacer le traditionnel tampon dans le passeport et réduire les files d'attente aux points d'entrée, a plutôt allongé les temps d'attente de quatre à cinq fois dans certains aéroports européens. Un rapport publié en février faisait état d'attentes pouvant atteindre trois heures dans certains aéroports, attribuées à un manque d'agents aux frontières et à des problèmes techniques.
Ce qu'il faut savoir avant de partir
L'EES s'applique désormais à tous les titulaires de passeports non membres de Schengen ou de l'UE, y compris les Canadiens. Le système ne requiert aucun frais d'entrée. À l'arrivée dans un aéroport participant, les agents frontaliers procèdent à la numérisation des empreintes digitales et à la prise de photo du voyageur, soit par borne libre-service, soit par application. Certains pays proposent également des systèmes automatisés avec borne biométrique suivie d'une vérification par un agent. Les enfants de moins de 12 ans ne sont pas soumis à la prise d'empreintes. Le système s'applique à tout séjour allant jusqu'à 90 jours sur une période de 180 jours. Les données biométriques sont conservées, ce qui devrait faciliter et accélérer les entrées dans les autres pays de l'Union européenne lors des séjours ultérieurs.
Pourquoi l'EES est mis en place
Au-delà de l'objectif d'accélérer l'entrée en Europe, l'EES permettra également de repérer les voyageurs représentant un risque pour la sécurité — notamment les criminels internationaux — selon la Commission européenne pour la migration et les affaires intérieures.
Depuis son lancement en octobre 2025, le système a enregistré plus de 45 millions de passages aux frontières. Seulement 24 000 voyageurs se sont vu refuser l'entrée pour diverses raisons, notamment des documents périmés ou falsifiés. Le système a également permis d'identifier plus de 600 personnes représentant un risque pour la sécurité européenne, qui ont été refoulées et consignées dans le système, lequel les rejettera automatiquement à toute tentative ultérieure d'entrée dans un pays utilisant l'EES.
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