
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 1:20 PM ET, Tue August 4, 2026
Bangkok, c'est une cynosure du cocktail. Peut-être un cran sous Tokyo et Mexico — et bien moins chère —, la scène de la capitale thaïlandaise surprend par sa variété et son accueil.
La reine, c'est Bar Us, avec ses ingrédients locaux, son ambiance ombreuse et son service impeccable. Juste en dessous, Dry Wave, Bar Sathorn et, à ce qu'on m'a dit, le nouveau Cherry Olive Cocktail Club, que je n'ai pas encore visité.
Tous ceux-là figurent sur les palmarès comme le 50 Best et compagnie, mais il y en a un autre, dont je n'avais jamais rien lu ni vu, ni sur les listes ni même en ligne, qui est peut-être le plus surprenant de toute la ville, sur le toit du Bangkok Marriott Marquis Queen's Park, un vaste hôtel de plus de 1300 chambres destiné aux voyageurs d'affaires.
On y trouve une très grande collection de gins, et je suis grand amateur de gin, mais ce n'est pas là l'essentiel. C'est le menu axé sur les quartiers de Bangkok, des cocktails conçus pour refléter le caractère de chacun.
Ce n'est pas l'idée qui m'a impressionné. C'est un procédé, et un procédé courant. C'est l'exécution. J'en ai goûté trois et les trois étaient vraiment bons.
Avec des noms comme Neoclassic Brutalism, 60-Baht-Ticket-Or-So et New World Mall, on sent une précision, un ton, accordés aux habitués du voyage d'affaires — pas des Thaïs, pas des immigrés ni des nomades numériques, mais des gens au fait de certaines particularités de la ville.
J'ai goûté le Muay Thai Smash, au rhum thaï, basilic thaï, agrumes, cinq-épices chinois et chili, présenté comme « inspiré du stade Rajadamnern, le premier stade de muay-thaï en Thaïlande, fondé en 1945 ». Équilibré et désaltérant, piquant et acidulé, pas complexe, mais vif et très bon. Et les autres que j'ai commandés étaient du même calibre.

Le Muay Thai Smash, tout garni (Photo Credit: Bert Archer)
J'ai demandé au gérant s'il y avait une histoire derrière tout ça, un créateur ou une créatrice à qui on devait le menu, quelqu'un venu d'un autre bar réputé peut-être. Mais non. C'est le personnel du Marriott, tout simplement, rien de compliqué ni de spectaculaire.
J'aime ça. C'est signe qu'à Bangkok, comme à Tokyo, il n'y a pas besoin d'un génie comme Keegan McGregor pour faire de très, très bons cocktails, ni même un menu inspiré. Il suffit d'une clientèle raffinée et d'un personnel rigoureux et attentif.
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