
par Jen Mallia
Dernière mise à jour: 4:05 PM ET, Mon August 10, 2026
Les guerres en Iran, en Israël et en Palestine secouent toute la péninsule arabique et le Levant. Rien d'étonnant, donc, à ce que le World Travel and Tourism Council (WTTC) constate un effondrement du tourisme au « Moyen-Orient ». Son nouveau rapport Economic Impact Research (EIR) : Global Trends Report fait de cette région la seule au monde dont les recettes touristiques diminueront cette année : moins 14,5 %, les 529 milliards $ de 2025 tombant à 452 milliards $.
Le creux serait passager, cependant, et la courbe demeure orientée vers la croissance. « Le Moyen-Orient traverse une période difficile, et le tourisme encaisse souvent le premier les secousses géopolitiques », concède Gloria Guevara, présidente-directrice générale du WTTC. « Or l'histoire nous le rappelle sans cesse, notre secteur fait preuve d'une résilience remarquable, et peu de régions l'ont démontré aussi nettement que le Moyen-Orient. »
Les projections à long terme, elles, annoncent une croissance vigoureuse que porteront surtout l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Oman et le Qatar. Le tourisme y progressera plus rapidement que partout ailleurs sur la planète entre 2026 et 2036, prévoit le WTTC, le PIB du secteur gagnant 6,3 % par année pour atteindre 829 milliards $ d'ici 2036.
Partout dans ces pays, note le rapport, les gouvernements injectent des sommes considérables dans « les infrastructures touristiques, la desserte, l'expérience des visiteurs et le développement des destinations, autant d'éléments de stratégies plus larges de diversification économique ». Les crises précédentes ont par ailleurs laissé des leçons qui étayent ces perspectives et rendent un redressement vigoureux non seulement possible, mais probable. « Les conflits et les perturbations mondiales du passé nous apprennent que la reprise peut être forte et rapide, à condition de reposer sur des orientations politiques claires, une coordination étroite entre les gouvernements et le secteur privé, une communication efficace et des investissements soutenus. »
Mme Guevara revient sur les engagements des États, qui investissent dans le tourisme, dans la desserte, dans les infrastructures et dans la diversification de leur économie. « Ces assises tiennent toujours, affirme-t-elle. Le court terme reflète la réalité actuelle, mais à long terme, le portrait ne fait aucun doute : nulle part au monde le tourisme ne croîtra plus vite qu'au Moyen-Orient. La reprise réclamera du leadership, de la coordination et une collaboration public-privé constante, mais la région a maintes fois prouvé qu'elle savait s'adapter, se relever et en ressortir plus forte. »
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